TECHNIQUE OPÉRATOIRE
verticale et une incision horizontale à angle droit du cristallin, puis on retire le couteau et on place un pansement occlusif binoculaire.
Ce pansement peut être retiré après trois jours et l'on suivra attentivement l'évolution de la cataracte traumatique ainsi provoquée. On maintiendra la mydriase par les instillations d'atropine; la tension intraoculaire sera l'objet d'une surveillance attentive. Si elle augmente et s'il se produit quelques phénomènes glaucomateux, il sera urgent de procéder au second acte opératoire : l'extraction des masses cristalliniennes cataractées. Si aucun incident ne se produit, on attendra une semaine ou deux que l'opacifîcation soit aussi complète que possible.
Les paupières étant écartées au moyen du blépharostat et l'œil fixé avec la pince, on fait une incision linéaire de la cornée avec le couteau lancéolaire.
On fera l'incision dans la moitié supérieure de la cornée lorsqu'il n'existe pas d'astigmatisme. Si cet astigmatisme existe après avoir déterminé avec soin l'axe du méridien de plus forte courbure, on introduira la pointe de la lame perpendiculairement à ce méridien, cette incision ayant pour effet d'entraîner un astigmatisme léger, qui ainsi disposé compensera l'astigmatisme préexistant.
La lame doit pénétrer dans la cornée un peu en avant du limbe de manière à éviter les prolapsus ou pincements iriens qui pourraient se produire si l'on incisait dans la région du limbe. L'extraction sera aussi complète que possible et on évitera l'issue du vitré qui paraît favoriser le décollement rétinien. Une fois l'extraction faite, on nettoiera soigneusement les lèvres de la plaie avec la spatule de manière qu'aucune masse cristallinienne ou aucun débris
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capsulairene vienne retarder la réunion de la plaie.
En déprimant la lèvre supérieure de la plaie et en exerçant une douce pression sur le globe au-dessous de la cornée, on verra les masses cristalliniennes s'évacuer par Tincision cornéenne.
On maintiendra ensuite les yeux fermés à Taide d'un pansement occlusif dont on pourra débarrasser le malade après trois jours.
Après l'extraction des masses cataractées, il est nécessaire d'attendre un mois au plus pour juger du résultat obtenu.
Si celui-ci n'est pas suffisant au point de vue visuel, si l'on distingue encore des opacités dans le champ pupillaire, une nouvelle intervention sera encore nécessaire.
Elle consistera dans une discission de la cataracte secondaire résultant des masses cristalliniennes non complètement extraites ou d'une opacification de la capsule postérieure du cristallin. Le but delà discission secondaire est de créer un orifice dans ce voile opaque qui s'oppose à la vision nette en obstruant la pupille.
Cette discission secondaire se fera de préférence avec le couteau de De Graefe introduit dans la cornée au voisinage du limbe et dirigé vers le bord opposé de la membrane opaque. Celle-ci est traversée par la pointe du couteau et fendue dans toute sa largeur, en ayant soin d'imprimer de légers mouvements de scie au couteau de manière à éviter les tractions trop fortes sur la membrane.
Dans cette discission secondaire, le couteau pénètre jusque dans les couches antérieures du vitré. On évitera ici aussi l'issue du vitré par la plaie cornéenne.