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TROUBLES OCULO-MOTEURS HYSTÉRIQUES

rement, c'est que, dans le plus grand nombre des cas, il atteint un mouvement et non un muscle isolé. C'est par exemple le mouvement de la convergence ou de la divergence qui ne se produit plus, les globes oculaires restent parallèles chaque fois que la convergence est sollicitée, oii au contraire restent en convergence d'une manière persistante.

Parinaud, qui les a le premier étudiés, a désigné ces troubles par les termes de paralysie de la convergence ou paralysie de la divergence; mais, bien qu'il soit difficile de préciser la nature du trouble moteur, c'est plutôt à une contracture qu'à une paralysie véritable qu'il tend à rapporter la limitation du mouvement.

Le trouble moteur s'accompagne de diplopie et, très souvent aussi, de troubles accommodatifs ou de rétrécissement du champ visuel.

Parfois il existe une véritable déviation oculaire, un strabisme convergent léger qui cède de suite à l'atropine.

Dans certains cas, le trouble moteur, au lieu d'être limité à la divergence ou à la convergence, peut s'étendre à tous les mouvements volontaires du globe, les mouvements inconscients s'exécutant normalement.

La thérapeutique en est assez simple et, le plus habituellement, en paralysant l'accommodation par l'atropine, instillée pendant quelques jours, on fait disparaître du même coup le trouble moteur. On joindra à cette thérapeutique locale le traitement général de l'hystérie : hydrothérapie, préparations ferrugineuses, etc.

TROUBLES OCULO-MOTEURS

Troubles accommodatifs.

Ces troubles sont excessivement fréquents et peuvent s'observer à l'exclusion de tous autres symptômes d'hystérie. Au moment de la puberté, ils se manifestent souvent sous forme de contracture accommodative, entraînant une myopie plus ou moins accusée (ne dépassant cependant guère 2 à 4 D), et à laquelle on a donné le nom de myopie spasmodique. Très souvent il existe simultanément une photophobie plus ou moins accusée.

Nous laissons de côté les cas où la contracture accommodative n'est que passagère et ne se produit que lorsqu'on fait fixer monoculairement un objet à différentes distances. Elle se traduit par l'apparition delà micromégalopsie, qui consiste dans l'apparence d'accroissement ou de rapetissement des objets que l'on approche ou éloigne de l'œil. C'est un signe important pour reconnaître l'hystérie; mais comme il est rare qu'il provoque des troubles subjectifs spontanés, nous n'avons pas à l'envisager au point de vue thérapeutique.

Ici encore, le meilleur moyen de reconnaître et de combattre la contracture accommodative, c'est d'instiller de l'atropine et de paralyser l'accommodation par ce moyen. Cela permet, en outre, de déterminer exactement la réfraction et de corriger l'hypermétropie latente souvent dissimulée chez les enfants, derrière cette myopie spasmodique. On prescrira en outre les verres fumés, s'il existe de la photophobie. Même en l'absence d'hypermétropie, il sera souvent utile, pour prévenir le retour de la contracture accommodative, de prescrire chez les en-

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