II. — AFFECTIONS TRAUMATIQUES DE L'ORBITE
Eniphysème traiimatîqiie.
L'emphysème traumatique résulte de la création d'une communication entre la cavité nasale et le tissu orbitaire. La fissure de la paroi interne de l'orbite qui lui donne le plus souvent naissance peut se produire spontanément au moment oii le malade se mouche ou éternue. Il peut être le résultat d'un traumatisme portant simplement sur le globe oculaire, d'une simple contusion du globe oculaire ou d'un traumatisme grave des os de la face. Il se produit très brusquement un gonflement mou et crépitant des paupières dont les malades ne manquent pas d'être très efl'rayés.
Cet emphysème n'a aucune gravité et la guérison survient habituellement en quelques jours. Il faudra recommander au malade d'éviter de se moucher ou d'éternuer pendant un certain temps.
Fractures de l'orbîte.
Les fractures de l'orbite sont souvent très graves et il n'est pas rare de voir se produire une atrophie du nerf optique sans que les signes de fracture aient été bien accusés. Lorsque la fracture n'atteint que le pourtour de l'orbite, la seule indication consiste à rechercher s'il existe des esquilles et à les extraire.
Corps étrangers întraorbîtaîres.
Il n'est pas rare de voir des corps étrangers pénétrer dans l'orbite et y séjourner fort longtemps sans
TUMEURS DE l'oRBITE
provoquer aucun trouble. Les balles sont habituellement supportées sans qu'aucune réaction n'indique leur présence, sauf dans les cas oiiil s'est produit une infection autour du corps étranger.
Lorsque le corps étranger est bien toléré, qu'il n'est pas facilement accessible, on s'accorde en général à en considérer l'extraction comme inutile. La localisation du fragment métallique ou autre est devenue plus facile par l'emploi des rayons Rœntgen et si leur séjour dans l'orbite est très souvent sans danger, il faut savoir néanmoins qu'en créant un locus minons resistentiœ^ ils peuvent devenir le point de fixation d'une infection. On a signalé à plusieurs reprises l'apparition désignes de choroïdite (troubles visuels, flocons du vitré, etc.) chez des malades présentant un corps étranger intraorbitaire. Ces accidents disparaissent après l'extraction du corps étranger.
Si donc l'extraction n'est pas toujours nécessaire, il n'en faut pas moins prévenir le malade des accidents possibles et intervenir sans retard lorsqu'on les voit se développer.