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RÉTRÉCISSEMENT SIMPLE DES VOIES LACRYMALES

l'injection, l'index de la main gauche doit tendre la commissure interne, jusqu'à ce que l'extrémité de la sonde ait pénétré clans le sac lacrymal.

IVétrécissements simples des voies l£ici*y maies.

La sténose peut siéger dans toutes les parties des voies lacrymales. Nous envisagerons d'une part le cas où le rétrécissement siège au niveau de l'abouchement du canalicule lacrymal dans le sac, d'autre part les cas où le rétrécissement siège dans une partie du canal nasal.

Lorsqu'on aura constaté la présence du rétrécissement supérieur, on fera porter la dilatation progressive par les sondes sur la partie coarctée seulement. La dilatation progressive avec la sonde conique est indiquée ici, et nous rejetons complètement le cathétérisme total dans ces cas-là. L'introduction d'une sonde métallique, même lorsqu'elle est faite par une main habile, constitue un traumatisme brutal pour la surface de la muqueuse. La sonde sera introduite sans violence, etle cathétérisme sera répété pendant quelques jours consécutifs, jusqu'à ce qu'on ait obtenu le degré de dilatation voulu. Alors les séances seront espacées, et dès que cela sera possible, on cessera tout cathétérisme. La dilatation mécanique dans ces cas constituera tout le traitement.

Lorsque le rétrécissement siège dans le canal nasal, c'est encore à la dilatation mécanique progressive que l'on aura recours, à moins qu'un état inflammatoire de la muqueuse ne nécessite une thérapeutique spéciale que nous envisagerons plus loin.

106 MALADIES DE l'aPPAREIL LACRYMAL

On commencera par introduire une sonde] de Bowmann n°^ 1 ou 2. Il est habituellement nécessaire de faire précéder le cathétérisme de la section ou de la dilatation du point lacrymal. Certains confrères préconisent la dilatation et condamnent l'incision. Nous ne nous attarderons pas à discuter ce point, qui n'a d'ailleurs aucune importance. Nous n'avons jamais vu l'incision du point lacrymal constituer un inconvénient et le cathétérisme en est souvent facilité.

La sonde de Bowmann sera stérilisée dans l'eau bouillante avant chaque cathétérisme et enduite de vaseline ou de glycérine pour en faciliter le glissement. Lorsque l'on sent l'extrémité de la soude au contact de la partie sténosée, on procédera avec beaucoup de délicatesse et on s'assurerapar quelques mouvements verticaux que l'on est dans la bonne voie . C'est une question de toucher qui s'acquiert vite avec l'exercice. Une fois le rétrécissement franchi, on pousse la sonde à fond et après l'avoir laissée une minute on la retire. Si elle passe facilement, on passe aussitôt après la sonde du calibre supérieur. Si la sténose est très marquée, on répétera les séances de cathétérisme tous les jours jusqu'à ce que la sonde n°^ 2 ou 3 passe facilement, puis on espacera les séances de 2, 3 ou 4 jours et enfin de 8 ou de 15 joursjusqa'à ce que le larmoiement ait complètement disparu. Il n'estpas nécessaire, dans lamajorité des cas, de se servir de sondes d'un calibre supérieur aux numéros 3 et 4.

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