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I. - CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES

Le plus grand nombre des maladies qui atteignent la muqueuse oculaire sont causées par des agents infectieux venus du dehors. Par leur développement à la surface de la muqueuse ou dans son épaisseur, ils provoquent une inflammation superficielle diffuse qui souvent même dépasse les limites de la conjonctive et provoque, du cùté de la cornée, des lésions ulcératives ; aussi l'ancien terme d'ophtalmie appliqué à ces inflammations était-il préférable à celui de conjonctivite que nous conservons néanmoins, puisque l'usage en a prévalu. Nous étudierons donc tout d'abord les infections diverses d'origine exogène dont la conjonctive peut être atteinte.

Nous ferons rentrer dans ce groupe certaines inflammations conjonclivales qui résultent d'une propagation, à la conjonctive, d'une affection de la muqueuse, du nez et des voies lacrymales, bien qu'il ne s'agisse pas à proprement parler d'une infection exogène.

En dehors des inflammations de cause externe, la conjonctive peut présenter aussi des lésions éruptives, dérivant d'une infection endogène ou d'une maladie générale. Nous grouperons dans un dernier chapitre les néoformations, productions kystiques ou dégénérescence dont cette membrane peut devenir le siège.

MALADIES DE LA CONJONCTIVE

Cette classification des maladies de la conjonctive, basée sur l'étiologie de ces affections, n'a pas qu'un intérêt spéculatif. Le médecin doit toujours rechercher la cause d'une maladie, et, si celle-ci échappe souvent à ses moyens d'investigation, ce n'est point une raison suffisante pour se retrancher derrière une étiologie vague et accepter philosophiquement les interprétations absurdes des malades. Sont-ils atteints d'une affection oculaire quelconque, ils ne manqueront pas de l'attribuer à un « coup d'air » alors qu'il est parfaitement établi que, dans le plus grand nombre des inflammations conjonctivales, c'est la contagion seule qui crée la conjonctivite. On comprendra sans peine l'importance qu'il y a, au point de vue prophylactique, à être fixé sur les caractères de transmissibilité ou non d'une conjonctivite.Ce n'est pas parce qu'une conjonctivite s'accompagne d'une réaction catarrhale ou purulente qu'elle est plus ou moins contagieuse. Certaines conjonctivites purulentes ne sont nullement transmissibles, alors que des conjonctivites catarrhales, si bénignes qu'on n'y attache aucune importance, sont contagieuses à un haut degré et peuvent engendrer des conjonctivites purulentes graves.

Le médecin devra donc s'efforcer de préciser la nature de l'inflammation conjonctivale qu'il observe. Pour cela, les commémoratifs, les caractères cliniques et l'évolution de l'aflection peuvent lui fournir des indications suffisantes dans un grand nombre de cas; mais, si l'on veut être absolument certain du diagnostic étiologique,on devra s'adresser à l'examen bactérioscopique de la sécrétion conjonctivale.

Ce n'est d'ailleurs pas à une époque où l'on cher-

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