DÉCOLLEMENT DE LA RÉTINE
toujours autorisé à essayer le traitement antisyphilitique, mais, nous le répétons, c'est une affection le plus habituellement incurable.
I>éeollemeiit de la rétine.
Le décollement de la rétine ne constitue pas par lui-même une maladie. Il est la conséquence de certaines lésions de la choroïde ou du corps vitré dont les causes peuvent être très variables : au point de vue étiologique, on peut distinguer par ordre de fréquence :
Le décollement myopique, résultant des altérations choroïdiennes et vitréennes que l'on rattache à la myopie sans en connaître la nature ;
Le décollement traumatique, résultant le plus souvent d'une hémorrhagie choroïdienne ;
Le décollement causé par le développement d'une tumeur choroïdienne ;
Le décollement causé par certaines lésions choroïdiennes dont la nature syphilitique, pour certains cas, n'est cependant pas encore nettement établie pour tous les faits.
Cette distinction dans l'étiologie du décollement rétinien a une certaine importance au point de vue du traitement à appliquer.
Le décollement survenant par suite d'un traumatisme sur un œil normal peut guérir spontanément après un temps assez court. Le repos, le pansement compressif et la ponction sclérale si la résorption du liquide sous-rétinien ne se produisait pas, telles sont les indications thérapeutiques générales.
Le décollement causé par des tumeurs n'est, cela va sans dire, justiciable que de l'énucléation duglobe.
MALADIES DE LA RÉTINE
Le décollement myopique et le décollement résultant d'une choroïdite non myopique sont susceptibles du même traitement, mais, au point de vue du résultat, le décollement non myopique présente beaucoup plus de chances de succès, à la condition que malade et médecin y mettent toute la patience et toute la volonté nécessaires. Ajoutons enfin que certains décollements limités de la rétine, liés à une scléro - choroïdite peuvent guérir spontanément lorsque leur durée n'a pas excédé.quelques semaines. Il s'agit en général, dans ces cas, de décollements périphériques et peu étendus.
Dans la majorité des cas, on devra intervenir sans trop tarder; lorsque le décollement est de date ancienne, l'intervention n'est pas contre-indiquée, bien que les chances de succès soient très faibles.
Le nombre des opérations et des traitements proposés dans le décollement de la rétine est considérable et nous n'avons pas l'intention de les décrire tous. En dehors de l'atropine, du décubitus horizontal longtemps prolongé, du pansement compressif qui rentrent dans la thérapeutique médicale, nous rappellerons que l'on a préconisé l'injection sous-conjonctivale d'eau salée, les pointes de feu appliquées sur la sclérotique, la ponction sclérale, l'injection sous-rétinienne de teinture d'iode, l'injection intraoculaire de corps vitré de lapin, la suture de la rétine, la ponction sclérale suivie de l'électrolyse, etc.
En présence de tant de méthodes, à laquelle devrat-on s'adresser de préférence ? La réponse serait facile, si l'on pouvait, à l'appui de tel ou tel procédé, produire des statistiques concluantes, mais cela n'est pas possible pour plusieurs raisons, dont la princi-