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EXTRACTION A LAMBEAU AVEC IRIDECTOMIE

ici les soins rendus nécessaires par l'état inflammatoire de la conjonctive ou des voies lacrymales. Il est utile que le malade garde un repos aussi

Fig. 43. — Blépharostat de Mellinger.

complet que possible pendant les trois premiers jours qui suivent l'intervention. On cherche à supprimer pendant ce temps les eff'orts de défécation, et

Fig. 44. — Couteau de De Graefe.

c'est dans ce but que l'on a l'habitude de prescrire une purgation la veille du jour de l'opération.

Anesthésie. — L'anesthésie locale par la cocaïne suffit dans tous les cas. Seule la pusillanimité exa-

Fig. 45. — Spatule en métal.

gérée des malades pourra, dans quelques cas extrêmement rares, nécessiter l'anesthésie générale par le chloroforme ou l'éther.

Pour l'anesthésie locale, on procédera de la manière suivante. Aussitôt avant le savonnage des pau-

MALADIES DU CRISTALLIN

pières, on instillera une ou deux gouttes d'un collyre de cocaïne au 1/20 stérilisé. On répétera l'instillation avant le lavage du cul-de-sac. Enfin on fera une troisième instillation aussitôt avant l'intervention. Ces trois instillations successives provoquent une anesthésie très complète ; et quant à l'hypotomie légère qui en résulte, certains opérateurs lui reprochent de rendre l'incision cornéenne un peu moins facile, mais nous lui trouvons l'avantage de diminuer les réactions du malade et les chances d'issue du vitré. Nous n'avons jamais observé les accidents attribués par quelques confrères à la cocaïne (retard de cicatrisation, injection conjonctivale) et qui proviennent peut-être de préparations défectueuses de ce produit. Nous laissons de côté les nombreux anesthésiques analogues à la cocaïne et étudiés dans ces dernières années (eucaïne, holocaïne, orthoforme, etc.). Ils ne présentent aucune supériorité marquée sur la cocaïne.

Technique opératoire. — Le malade étendu sur la table d'opération ou sur un lit, l'opérateur droitier se place derrière la tête de son malade si c'est l'œil droit qu'il opère ; il se place à la gauche du malade si l'intervention porte sur l'œil gauche. Deux aides sont nécessaires : l'un pour tenir le plateau sur lequel sont disposés les instruments et l'autre pour maintenir la pince à fixation en cas de besoin. La toilette des paupières et des sacs conjonctivaux étant faite, on place le blépharostat et on saisit la conjonctive et le tissu épiscléral au-dessous de la cornée avec la pince à fixation. Alors commence l'opération proprement dite qui comprend quatre temps.

i° Section cornéenne. — Avec le couteau de De Graefe, dont le tranchant est dirigé en haut, on pé-

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