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CATARACTES CONGÉNITALES

une opacité siégeant au niveau du pôle postérieur du cristallin et entraînant un trouble assez marqué de la vision.

Contre ces opacités stationnaires, il n'y a de traitement à instituer que si le trouble visuel qui en résulte est trop considérable ou si à l'opacité circonscrite succède, à un moment donné, une opacifîcation générale du cristallin. Dans le premier cas, on se comportera comme dans l'extraction du cristallin transparent chez le myope (voir ce chapitre). Dans le second cas, si le malade est âgé, l'intervention ne diffère en rien de celle de la cataracte sénile.

A la deuxième catégorie appartiennent surtout les cataractes zonulaires. Elles sont constituées par une zone opaque occupant les régions cristalliniennes comprises entre le centre et la périphérie. Il y a une ou deux zones opaques. La vision est toujours très affaiblie par suite de l'opacité cristallinienne, et il sera de toute nécessité de se préoccuper de bonne heure de cet état afin que la fonction visuelle de l'enfant ne subisse pas un arrêt de développement trop considérable.

On cherchera à se rendre compte par la dilatation atropinique de l'amélioration visuelle obtenue et, si on la juge suffisante, on pourra se contenter d'une iridectomie inférieure.

Si la vision n'est pas très notablement améliorée par la dilatation atropinique, on aura recours à la discissionou à l'extraction du cristallin. La discission est en général suffisante chez lesjeunes sujets, d'autant plus que la résorption des masses cristalliniennes peut se faire d'une manière complète sans qu'il soit nécessaire de procéder à l'extraction simple des masses cataractées. On procédera, comme il

MALADIES DU CRISTALLIN

est dit à propos de la discission du cristallin transparent chez le myope. L'anesthésie chloroformique sera toujours nécessaire chez les jeunes sujets.

Cataractes traumatîqiies.

Les cataractes traumatiques peuvent être produites par une simple contusion du globe oculaire sans blessure de la capsule cristallinienne et, dans ce cas, elles se comportent comme une cataracte molle, sénile, et sont justiciables du même traitement. Si le sujet n'a pas dépassé la quarantaine, on pourra faire l'extraction simple au couteau lancéolaire, que nous décrirons plus loin. Si l'on craint la présence d'un noyau cristallinien sclérosé, on aura recours à l'extraction à lambeau avec iridectomie.

Les cataractes produites par une plaie pénétrante du globe avec ouverture de la capsule ont, au contraire, une évolution en tous points semblables à celle que l'on provoque dans la discission du cristallin transparent, chez le myope par exemple. La seule différence, c'est que bien souvent l'instrument piquant ou contondant qui a causé la plaie oculaire a entraîné des germes infectieux et que la cataracte se complique d'accidents inflammatoires.

Dans certains cas assez rares, lorsque la piqûre capsulaire est très limitée, le trouble cristallinien peut rester circonscrit, mais c'est en somme l'exception.

Le traitement varie suivant qu'il existe ou non des symptômes d'infection oculaire, et suivant qu'il se développe ou non des phénomènes glaucomateux.

Chez les jeunes sujets dont l'œil n'a pas été inecté au moment du traumatisme, l'opacilication du

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