EXTRACTION LINÉAIRE SIMPLE
cristallin se produit assez rapidement, et presque aussitôt s'accompagne de la résorption des masses cristalliniennes cataractées. Cette résorption peut être complète après un, deux mois ou plus. On se contente, aussitôt après le traumatisme, de faire la toilette de l'œil et du cul-de-sac, d'instiller une goutte de collyre d'atropine stérile, et de faire pendant quarante-huit heures l'occlusion des yeux.
Chez certains malades dont le gonflement rapide des masses cristalliniennes entraîne des phénomènes d'irritation oculaire avec élévation plus ou moins marquée de la tension oculaire, on pratiquera l'extraction linéaire simple des masses cristallinienaes, si les myoliques ne produisent pas une amélioration sufTisante de ces symptômes.
Enfin, si la résorption des masses cristalliniennes se produit trop lentement, c'est encore à l'extraction linéaire simple que l'on aura recours.
Extraction linéaire simple.
Instruments nécessaires. — Blépharostat, pince à fixation, couteau lancéolaire, kystitome, curette,
Fig. 53. — Extraction linéaire simple.
Incision cornéenne au couteau lancéolaire.
spatule, pince et ciseaux à iridectomie en cas de nécessité.
MALADIES DU CRISTALLIN
Anesthésie. — L'anesthésie locale par instillation de cocaïne est toujours suffisante, sauf chez les enfants où il est nécessaire de recourir à l'anesthésie générale par le chloroforme.
Technique opératoire. — La pupille dilatée par une instillation préalable d'atropine, on place le blépharostat et on fixe l'œil au voisinage du bord interne de la cornée. Le couteau triangulaire traverse la cornée en pénétrant perpendiculairement vers le
Fig. 54. — Couteau lancéolaire coudé.
milieu du rayon externe. Dès que la pointe apparaît dans la chambre antérieure, on abaisse le manche pour rendre la lame parallèle au plan de l'iris, et on fait une incision de 5 à 6 millimètres. Si la capsule n'a pas été déchirée par le traumatisme, on pénètre au travers de la plaie cornéenne avec le kystitome et on déchire la capsule cristallinienne aussi largement que possible. Il suffît alors, après avoir retiré le kystitome, de déprimer la lèvre externe de l'incision cornéenne avec la curette pour faire sortir les •masses cataractées. On exerce de légères pressions avec la curette jusqu'à ce que l'on ait débarrassé le champ pupillaire de la plus grande partie, ou mieux encore de la totalité des masses cristalliniennes. On termine par la réduction de l'iris avec la spatule, si cela est nécessaire, et par l'instillation d'une goutte d'ésérine.
Pansement. — Les plaies cornéennes de l'extraction simple se cicatrisent avec rapidité et, après trois