VOMISSEMENTS NERVEUX
Un seul enfant de 12 ans a été soigné par moi pour cette maladie. Je pus seulement le tenir dans le sommeil léger. Il fut six jours et demi sans rien rejeter ; puis les vomissements reprirent leur cours. Quand je m'avisai de lui faire ce traitement, il y avait déjà deux septénaires que son estomac ne supportait presque plus d'aliments. Confié à un autre médecin, cet enfant se rétablit après avoir été mis à une diète absolue d'abord, puis à un régime
1 Depuis lors, j'ai eu l'occasion de soigner d'autres maladies affectant les organes contraclils ; mais qui présentaient tout au contraire, un manque d'excitation de leurs tissus avec peu uu point de lésions apparentes, et j'ai eu de beaux succès. (V. Journal du magnétisme, avril
de moins en moins sévère. Il résulta de celte manière habile de procéder, que la privation des aliments et, ensuite, leur ingestion à petite dose ne fut plus suffisante, chez ce jeune malade, pour déterminer des impressions vives sur la muqueuse gastrique et, par là, amener des vomissements ; aussi revint-il à la santé peu à peu et sûrement. Par une médication tout autre que la mienne, le praticien qui me succéda ne répéta à la rigueur que le traitement suggestif que je n'avais pu continuer. En appelant l'attention au cerveau, je calmai la sensibilité des nerfs distribués à la surface de l'estomac, et empêchai ainsi tous phénomènes réflexes ; lui, de même, par une diète sagement ménagée, mit obstacle à ce que cette sensibilité fut réveillée localement de façon à être cause de nouvelles contractions musculaires.