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contre de prévoir de façon certaine l’évolution vers une complication infectieuse grave,
les indications d'ordre curatif sont plus variées et le rôle que joue le traitement séncral sulfamidé dans les infections dentaires oïffre une gamme très étendue.
A. — Rôle de premier plan..
Dans certaines circonstances où la chimiothérapie peut à elle seule arrêter le processus infectieux.
B. — Rôle secondaire,
mais néanmoins très important, dans les cas où la chimiothérapie en tant que traitement général viendra compléter de façon heureuse l'intervention chirurgicale, temps essentiel de la thérapeutique, mais dont les résultats ne seront fructueux et parfaits qu'autant qu'ils seront renforcés par la chimiothérapie; celle-ci présentera une action bienfaisante sur l’évolution des accidents infectieux et permettra de tirer tous les bénéfices attendus de l'intervention.
A ces deux éventualités extrêmes correspondent les observations de LEHMANS : phlegnrons gangréneux de la joue et à propos desquels le rapporteur préconise un traitement médical, et celle de CROQUEFER, où un traitement par les sulfamides complète de façon heureuse l’exérèse d’une dent cariée ét l’incision de la tuméfaction purulente.
L'observation de LEHMAXS (Société de Stomatologie de Paris, séance du 17 janvier 1939) concerne. un
phlegmon gangréneux circonscrit de la joue, diffusé à la fosse temporale, que nous rapporions entièrement, ainsi que les conciusions du rapporteur :
« M Léc…., 33 ans, entre le 17 août 1938 dans le service doto-rhino-laryngologie et de stomatologie de Phôpital général du Havre pour un ostéo-phlegmon d'origine dentaire intéressant la région maxillaire supérieure droite, avec température à 39°9; l’interne de service fait une injection de propidon et incise une collection purulente située dans la région véstibulaire. Malgré cette thérapeulique, l’état de la malade s’aggrave, l’infection diffuse vers les régions temporale el masselerine; l’état général est alarmant et l’on m'appelle d'urgence. Aux premières heures du 19, je vois donc la malade pour la première fois; c’est une femme d'apparence robuste que je trouve complètement prostrée et qu’il m'est impossible d'interroger,
mais j'apprends par l’entourage qu'avant d'entrer à
l'hôpital elle présentait un abcès au niveau de la 2% molaire et de la dent de sagesse supérieures droites.
« L'infection avait commencé à diffuser le matin de son entrée à l'hôpital. La température avoisine 40°, le pouls est imperceptible, les urines rares et foncées. La moitié droite de la face est tuméfiée depuis la partie supérieure de la région temporale jusqu’à l’angle de la mâchoire; les deux paupières, fortement œdématiées, ferment complètement les veux; la palpation de la région temporale fait percevoir une lésère crépitation; un trismus serré bloque les deux maxillaires. Je réussis seulement à entr’ouvrir les lé-
vres; la fétidité de lhaleine et du pus qui s'écoule $