‹ Thérapeutique urinaireChapitre 116 sur 307 · INDICATIONS. — VESSIE. — TROUBLES NERVEUX · texte numérisé non relu

INDICATIONS. — VESSIE. — TROUBLES NERVEUX

rétention ; ce sont des malades qui font de la rétention incomplète avec distension qui e.xige des sondages pendant quelques jours. D'autre part, chez certaines femmes, on peut observer des rétentions sans cause appréciable ([ui sont le lait dun réflexe paiti dun lein atteint d’une pyélonéphrite qu’il faudra traiter.

C. Ineoiitiueiice d’urine. — L’incontinence d'urine en dehors

des lésions de la vessie et de l’urètre succède à la rétention chaque fois (pie celle-ci n'est pas traitée à temps. Elle peut être également le fait de la jiaralysie des sphincters à la suite d'une lésion de la portion lombaire de la moelle. Dans ce cas, il n’y a rien à taire.

Dans l’ataxie, on peut observer de l’incontinence, en général intermittente; plus souvent il s’agit de fausse incontinence par hypere.xcitabilité vésicale déterminant un besoin impérieux d’uriner. Dans ce cas encore, l’incontinence ne réclame aucun traitement s[)écial ; on traitera l’ataxie.

Dans l'hystérie l’incontinence est rare et n’existe guère qu’au moment des crises. Dans l’épilepsie, elle est au contraire fréquente, et Trousseau a pu dire (]ue tout adulte non porteur de lésions vésicoprostatiques qui urine au lit la nuit est un épileptique. C'est à l'hystérie ou à Tépilepsie cpie doit s’adresser le traitement dans ces cas.

Mais l’incontinence qui est la plus intéressante à étudier au point de vue thérapeuticpie, parce que c’est la plus fréquente, c’est l’incontinence dite essentielle des enfants. Cette incontinence peut n’exister que la nuit; elle peut exister parfois également pendant le jour. Si l’on veut arriver à traiter cette incontinence d’une fa(;:.on efficace, il faut absolument distinguer différents cas dans cette incontinence qui, à première vue, pourrait sembler toujours pareille à elle-môme. Tout d’abord, il faudra rechercher s'il ne s’agit pas d’incontinence d’origine épilepLi(jue ; l’intermittence, l’irrégularité de la perte des urines, le réveil pénible, l’air hébété de l’enfant, la morsure de la langue peuvent en général faire porter le diagnostic de la nature de cette incontinence qui débute en général jdutôt chez les adolescents que chez les tout jeunes enfants, et Ton agira en consé(iuence contre l’é[)ilepsie par le bromure à haute dose aidé pai' le ivgime décbloruré.

Dans (pieh|ues cas, Tinconlinence est rédexe; il s’agit d’une malformation du méat (étroitesse) ou du prépuce (|)liimosis), de rurètre(bypospadias). Et cliez un enfant (jiii ])résente de l’incontinence, il faudra toujours commencer par faire di.'paraître ces malformalions, ce (pii amène souvent la guérison immédiate et complète de l’incontinence.

Quel(|uel()iscette incontinence prétendue essentielle est une incontinence symptomatique d’un calcul vclsical, d’une cystite, d’un début

MARION. — THftKAl'EUTIQUE UHINAIHE

(le tii])erculüse vésicale, louLes lésions auxquelles il faudra penser et qu’on éliminera avant de conclure h l’incontinence essentielle.

Enlin il est toute une classe d’incontinents chez lesquels on ne peut incriminer aucune lésion et qui ne sont pas des épileptiques. Chez ces enfants on a pensé (|u’il s’agissait de pare.sse : les petits malades reculant devant le réveil complet et l’effort de se lever pour uriner, le sommeil trop profond (|ui les empêche de se réveiller, les rêves dans lesrjuels ils peuvent trouver une suggestion de l’envie d’uriner, surtout s’ils ont été réprimandés pour leur incontinence, une hyperexcitabilité de la ve.ssie, une atonie du sphincter.

En tout cas, au point de vue du traitement, on commencei'a par essayer d’un traitement purement hygiénique consistant à réveiller l’enfant plusieurs fois la nuit pour le faire uriner; en même temps on le fera boire aussi peu que })ossible au repas du soir, aliii do diminuer laquantité d’urine. Si l’enfant est particulièrement nerveux, on ordonnera le bromure à la dose de üO centigrammes le soir en se couchant, les bains de tilleul chauds le soir, la belladone :

Ext rail de belladone 0s'',01.

l'oudre de belladone 0s'',01.

Miel Q. S.

Pour une pilule. Commencer par une pilule par jour, puis augmenter progressivement jusqu’à sept ou huit.

D'autre part, on cherchera à fortifier l’enfant et par là même à améliorer et à calmer son système nerveux déprimé ou hyperexcité.

En cas d’échec, on pourra recourir à l’électrisation du sphincter membraneux au moyen d’une électrode urélrale, munie d’une boule de métal (|uc l’on mettra au contact de la région membraneuse, l’autre électrode étant placée sur la région hypogastrique. L’électrode urélrale sera reliée au pôle négatif. On fera passer un courant continu de ü à 10 milliampères, avec interruptions de cinq à six par minule ou un courant faradique à intermittences pas trop rapprochées.

On aohtenu des résultats dans des cas assez nombreux au moyen de l'injection épidurale de 10 centimèlres cubes de sérum arlilici(‘l. Oe sera donc un traitement à em]doyer également; on ])Ourra faire une série de six injections espacées de deux en deux jours. Si, au bout de cette série, il n’y a aucun résullat, il est inutile de continuel’.

I^a dilatation de l’urètre, au moyen du béniqué, a parfois aussi été suivie do la guérison do l’inconlinence.

(’diez les sujets (|ui ont de l’hyperexcilabililé vésicale cai'aclérisée par des besoins fréipients et impérieux d’ui'iner le jour sans ipi il y ail aucune h'ision vésicale, on jiourra essayer de la dilatation de la vessie lelle ipi’oii l’emploie dans la pollakvurie névropalhii|ue.

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