INDICATIONS. — VESSI]2. — TROUBLES NERVEUX
On a obtenu des succès avec le moyen suivant : placer sous le drap de l’enfant au niveau du siège, deux grillages en laiton, séparés ]>ar une couche d’ouate hydrophile et reliés l’un et l’aulre aux fils d’un circuit sur lequel se trouvent une batterie de pile et une sonnerie électrique que l’on place près du lit de l’cnCant. Lorsque la miction involontaire se produit, l’ouate met en communication les deux grillages, le courant électrique passe et la sonnerie fonctionne ; réveillant • l’enfant. Au bout de quelques jours, soit crainte de réveil brusque, soit sommeil moins profond, l’enfant se réveille au moment du besoin.
Enfin la cautérisation de la partie antérieure de la portion convexe du cornet inférieur du nez a eu, dans certains cas, les meilleurs i-ésiiUats pour la guérison de l’incontinence (Bonnier).
Tous ces moyens devront être essayés les uns après les autres sans que l’on puisse prévoir celui qui réussira.
Mais, en tout cas, les punitions elles réprimandes sont à laisser de côté, cai- elles agissent défavorablement sur le système nerveux de l’enfant et, provoquant des rêves se rattachant à leur inlirmité, amènent plutôt l’incontinence. Quelquefois l’incontinence résiste à tous les traitements, et le seul moyen d’empêcher les malades de SC mouiller la nuit est de les réveiller; il arrive pourtant un âge où, traitée ou non traitée, l’incontinence disparait d’elle-même.
I). Aévralgies vésicales. — Les névralgies vésicales peuvent être d’origine réfle.xe, le point de départ en étant dans une affection du rein, de la prostate, de l’urètre ou des organes génitaux; ce seront autant de causes à éliminer avant de songer à une névralgie simple.
On les observera, d’autre ]>art, dans le tabes, chez les névi'opathi(|ues, les hystériques, au cours du diabète, du fait de certaines modifications des urines (ui'ines trop chargées de sels uriques).
La cause de la cystalgie reconnui,', on la traitera, mais on pourra chercher aussi à agir sur la vessie pour calmer les douleurs.
Dans le tabes, on se contentera dos suppositoires calmants, des injections de morphine; l’électricité pourrait être essayée aussi. Mais la cystalgie tabétique est particulièrement rebelle aux médications ; heureusement elle n est [>as en général de très longue durée.
Liiez les néviopathes, en outre de la médication calmante, bromui’e, belladone, valériane, chloral, opium, morphine, on aura lei.ours a 1 électricité sous lorme de coui'ants continus, une électrode négative étant placée au niveau du col, l’auli'c sur l’abdomen, ou mieux sous forme d’efiluves jri'ojetées sur la l'égion hypogastririue.
D’autre part, cei-taine.s eaux peuvent être d’un bon emjiloi dans ces cas : Néris, Dlomhièi'cs, Bagatz.
La suggestion aui'a .sa raison d’être chez les hystéri([ues.