I. — PLAIES DE L’URETÈRE
Aperçu auatoino-cliuiqiie. — Les plaies de l'ui'eLère peuvent être accidentelles ou opératoires; ces dernières sont do beaucoup les ))lus fréquentes.
Accidentelles, les plaies siègent surtout dans la région lombaire ; on les reconnaîtra au siège de la plaie superficielle, bien qu’il y ait des exemples de lésions urétérales par des projectiles ou un corps piquant ayant pénétré assez loin du trajet de Puretèro; à l’issue de l’urine par la jilaic, lorsque celle-ci sera suffisamment directe et large ; à riiématuiie on dehors do toute lésion urétro-vésicale. Souvent on méconnaîtra la plaie urétérale et, de doux chosesrune, ou bien les choses s'arrangeront d’elles-mémes, l’uretère n’ayant été (pie partiellement intéressé, et répancliement urineux profond ne s’étant pas infecté, ou bien cet épanchement s’infecte dans les jours (pii suivent le ti'aumatisme, et les phénomènes de l’inliltration d’urine éclatent.
I.,es plaies opératoires de l’uretère s’observent au cours de l’ablation des tumeurs abdominales et surtout pelviennes sousperitonéales, kystes du ligament large en particulier, au cours de riiystérectomie abdominale totale, lorsque l’on n’aura pas décollé sullisammeiit la vessie ou (pi’il y aura envahissement de l’uretère par le néoplasme utérin |)onr lequel on ])rati(pie rintervention ; entiii, au coui’.s de riiystéreclomie vaginale, en pla(;ant les pinces sur le ligament large, l’uretère peut être saisi. (Test donc sm toul sur l’ui-elère |ielvien ipie l’on observera les plaies opératoires.
(jiielquefois la plaie urétérale est voulue ; il s’agit d’enlever des tissus néoplasiques ayant entoui'é et envahi le conduit que l’on résèque de parti pris.
ludiealions. — A. Plaies accidentelles. — La plaie est reconnue dans les moments qui suivent sa production ; il y a intérêt à mettre à découvert la région urétérale, à rechercher le conduit après avoir évacué sang et urine et à constater la lésion.
Si Turetère est complètement sectionné, on s’etTorcei'a de réaliser une urétérorraphie suivant les règles. La recherche des deux bouts sera quelquefois particulièrement malaisée et devra être faite d’aj)rès la connaissance des points de repère.
Si l’uretère est incomplètement sectionné, on s’elTorcera de .suturer la plaie. Pour les plaies longitudinales, la suture n’a pas grand intérêt, elles ont tendance à se réunir spontanément.
On terminera l’opération par un drainage, et, s’il ])crsistait une listule, on agirait ultérieurement comme il .sera dit à propos des listules de l’uretère.
Lorsque la plaie urétérale est méconnue et qu’il se développe dans les jours qui suivent des ])hénomènes d’infiltration d'urine, on se contentera d’ouvrii largement le foyer infecté. S’il y a lieu, on traitera ultérieurement la fistule urétérale.
n. Plaies opératoires. — Si la plaie opératoire est reconnue au moment même où elle se produit, il y a tout intérêt à la réparer immédiatement. Les deux bouts de l’uretère peuvent ne pas être très éloignés ; dans ce cas, on les suturera ; urétérorraphie.
Les deux bouts de l’uretère sont éloignés l’un de l’autre, mais le bout supérieur peut être amené au contact de la vessie, auquel cas on pratiquera une uretero-cysto-néostomie.
Si le bout supéi'ieur ne peut être suturé au bout inférieur ou amené à la vessie, suivant les circonstances, facilité opératoire, état du malade, longiueur de l’opération, on praticpiera l’abouchement de l’uretère dans l’intestin, à la peau ou dans l’uretère de l’auti'e côté.
Pour le traitement des fistules consécutives à ces plaies opératoires, on se comportera comme pour les autres listules.
On pourra (juehpiefois éviter ces plaies opératoires de I uretère par un cathétérisme préalable, lorsfpie l’on supposera (pie la tumeur (pie l'on se propose d’enlever a des connexions inlimcs avec le conduit. 0(! s(!ra le cas dans les cancers (h; 1 ulerus un peu étendus. Au moment de l'opération, la sonde ui'étei’ale fera roconnaitre le sièg(! (le l’iirelère et en empêchera la blessure.