III. — CALCULS DE L’URETÈRE
Aperçu aiiatoino-cliniquc. — Un calcul du rein s'est engagé dans l'uretère ; il peut s’y arrêter en raison do sa forme ou de son volume, en raison des ])oints rétrécis qu’il Irouve sui' son chemin, quchpiefois aussi parce que ruretèrc irrité douloureusement parsou ])assage l’immobilise en se contractant sur lui; cette immobilisation, (pii devrait céder avec la contracture, devient pei'inanonte en raison du gontlement de ta miupieusc, (te la pénétration des ])oinlcs du calcul dans son éjiaisseur.
L arrêt des calculs se fait le plus souvent dans la portion pelvienne de l'urelère, pinson moins près de l’oi’ilice vésical, (pielquefois dans sa traversée vésicale elle- même; c'est dans la portion lombaire, non loin de l'extrémité inférieure du bassinet, ipi’on les trouve (msuite avec la jilus grande fréipionce, puis dans la portion iliaqiim
Lours dangers sont ceux de toutes les oblitérations de l’uretère amenant une gêne dans récoutement de l’urine : hydronéphrose, sclérose rénale, pyonéphrose, anurie. Très rarement le passage du calcul de l’uretère dans les tissus environnants produira une infiltration d’urine.
Le calcul de l’uretère, en dehors de la crise d’anurie, doit être soupçonné en raison de douleurs se reproduisant par crises, partant toujours du même point, irradiant du côté de la vessie et du côté du rein. Le tableau est à peu de chose près celui d’une colique néphrétique à point de départ toujours le même, bien indiqué par le malade. Dans queh[ues cas, les douleurs sont moins vives, mais toujours fixes.
C’est le toucher rectal ou vaginal qui parfois fera reconnaître un noyau dur à rembouchure de l’uretère, mais surlout la cystoscopie décelant des modifications de l’orifice urétéral, le cathétérisme de l’uretère indiquant un obstacle, un frottement, et la radiographie qui permettront d’affirmer le diagnostic.
Indications. — On peut êti'e appelé à traiter un calcul urétéral soit en période d’anurie, soit en dehors de cette période. Au cas d’anurie, voir page 284.
I.orqu’un malade est porteur d'un calcul urétéral, celui-ci doit être retiré. On peut essayer le massage de l’uretèi'e pratiqué de haut en bas; il a donné quelques succès; — de même que, si le calcul est senti par le loucher vaginal dans la portion pelvienne, on pourra essayer de le mobiliser et de l’attirer par des pressions.
Le cathétérisme urétéral a quelquefois son utilité pour amener l’év’acualion du calcul ; il aura pour but de dilaler l’iirctère audessous du calcul ; des injections d’huile stérilisée dans Turetère, après injections de solution anesthésiante, cocaïne, de façon à faire cesser le spasme, pouri'ont être également essayées.
Le plus souvent on sera obligé de recourir à l’opération sanglante; celle-ci consistera à rechercher la portion de l’uretère dans laquelle le catliétérisme et la radiographie ont démontré l’existence du calcul, à inciser le canal sur le calcul et à extraire celui-ci. 11 est inutile de cherchei- à sulurer l’uretère, sauf le cas où les urines sont |)arfaitement claires, Lui'etèrc! lacile a aborder et les parois non altérées. La l’echerebe de l’iii'etère sera facilitée par la mise en jtlace d’une sonde urétérale. Il faudra toujours s’as.sui cr (in’au-dessous du point où siégeait le calcul il n’existe pas de rétrécissemeni de 1 uretère pour l’inciser le cas échéanl.
Pour l(!s calcids de la [)orlion vésicale de Turetère, on pourra passer soit par la ve.ssie, soit |)ar le vagin pour en pratiejner Tcxiraclion.
INDICATIONS. — URETÈRE.— TUMKURS.