II. — PLAIES DU REIN
(ju’il s’agisse de plaies par insti'uments piquants ou par armes à leu, la lésioti du l'ein |)eut |)rovo()uer les mèmej accidents (|ue la déchirure produite par une contusion. Par consé(iuent la plaie du rein étant reconnue de par l’hémalurie, ce seront les indications formulées à propos de la cotitusion qui guideront la conduite du médecin (Voy. p. 258).
262 MARION. — TIIËRAPEUTIQUEÎ.URINAIRE.
L existence de la plaie peut, en outre, creer des indications spéciales en raison de la porte d’entrée qu’elle constitue pour l’infection et de l’hémorragie dont elle peut êlre le siège.
Si l’on se trouve en présence d'une plaie qui ne saigne pas d’une façon inquiétante, on se contentera de la desinlecter sans l’e.xplorer, qu elle soit petite ou grande. Au cas ou elle serait particulièrement large et où 1 on verrait le rein dans la profondeur, on complétera la désinfection par une suture qui rapprochera partiellement les bords de la plaie, dans laquelle on laissera un gros drain.
Si la plaie saigne, il faut ouvrir; quelquefois l’hémorragie viendra de la paroi, ce sera exceptionnel, plus souvent du rein, que l’on traitera en général par le tamponnement.