INDICATIONS. — REINS. — REIN MOBILE. J
([u’ilssont alors des plus favorables, qu’il s’agisse d hydronéphrose, d’hématurie ou d’albuminurie.
lin résumé, on peut dire que, chaque lois que les troubles sont bien le fait de la mobilité rénale, et non celui d’alfections concomitantes, ils disparaissent une fois que le rein a repris sa place et sa li.xité. Les échecs sont dus presque toujours à une interprétation défectueuse de la pathogénie des troubles accusés par les malades.
Le l'ein fixé est-il susceptible de se déplacer de nouveau après l’opération? En général, quand celle-ci est bien conduite,, la fixation du rein est définitive. C’est dans les cas de suppurations post-opératoires, ou de néphropexie par un procédé défectueux, que l’on voit la mobilité reparaître.
Par conséquent, si l’on oppose appareils et opération, l’on peut dire que cette dernière est le moyen de choix, puisqu’elle seule permet de fixer définitivement le rein, par conséquent d’éviter ses altérations, puisque d’autre part, lorsqu’elle est pratiquée judicieusement, ses résultats sont excellents. Les appareils ne sont qu’un moyen palliatif, qui peuvent avoir leurs indications et de bons effets, sans cependant aboutir à la disparition de l’aU'ection.
Indications. — En présence d'un rein mobile, la question se pose de la façon suivante : faut-il opérer ou non? Pour la résoudre, il convient d’examiner quatre séries de faits : 1° les symptômes accusés par les malades; 2“ les caractères de la mobilité rénale; 3“ les caractères du rein déplacé; 4“ les modifications de la fonction du rein.
1“ Dans la majorité des cas, les malades viendront parce qu’ils éprouventdes troubles variés, douloureux, dyspeptiques, nerveux, et l’on constatera que le rein se présente plus ou moins abaissé. 11 importera beaucoup, à ce moment, de rechercher soigneusement si ces troubles sont le fait de la mobilité rénale; si les douleurs en particulier existent bien du côté du rein, sont provoquées par sa chute, offrent quelques caractères de l’étranglement rénal, si ces douleurs ont précédé les troubles digestifs et nerveux, s’il n’y a pas de ptose intestinale piononcée, un état hystérique ou neurasthénique de vieille date. C’est dans ce cas-là seulement que l’on conseillera formellement l’intervention, (lui donnera alors de très bons résultats.
Si, au contraire, on a allai l’e à des malades dyspepticjues d’anciennes dates, à des malades atteints de ptose intestinale prononcée, à des nerveux chez f[ui l’on a ([uebiuefois reconnu le rein mobile par hasard, (|ui accusent des douleurs non seulement du côté du rein, mais aussi du côté d’autres organes, il faut absolument s’abstenir et conseiller le port d’un appareil. Et si devant l’inefficacité de celui-ci,
cédant aux instances des malades, on se décide à intervenir, on devra bien les prévenir que le résultat n’est pas du tout assuré, que certains troubles pourront ne pas être améliorés.
U faut bien savoir pourtant que des phénomènes douloureux, nerveux, qui ne paraissent pas au premier abord en relation directe avec la mobilité rénale, sont cependant guéris d’une façon radicale par l’opération ; d’autre part, alors que le traitement de ces accidents nerveux n’aboutissait à rien avant l'intervention, il donne un résultat favorable une fois que le rein a été fixé. C’est pourquoi, s’il faut être réservé dans ces cas et commencer par prescrire un corset ou une ceinture, il ne faut pas cependant repousser absolument la népliropexie, lorsque ceux-ci échouent ; on peut obtenir même dans ces cas de très beaux succès.
De même, lorsqu’il existe des troubles digestifs en rapport avec une dilatation d’estomac ou une ptose intestinale, si la ceinture ne procure pas de résultat complet, on peut encore opérer et obtenir un soulagement notable, voire une guérison. De ce que le malade a plusieurs organes abaissés, il ne s’ensuit pas qu’on doive s’abstenii' d’en fixer un, le rein, qui provoque des troubles spéciaux.
2“ Les caractères de la mobilité rénale doivent être pris en considération pour poser les indications du traitement. Lorsque, avec un rein jouissant d’une mobilité très étendue, descendant dans la fosse iliaque, on notera des troubles digestifs et surtout intestinaux très accentués, il sera indiqué de fixer le rein qui, en tombant ainsi, peut comprimer le côlon' ascendant et provoquer les phénomènes en question .
3° Lorsque le rein déplacé apparaît augmenté de volume, même , s’il ne provoque aucune gène pour le malade, il doit être fixé, parce ^ que cette augmentation de volume dénote une tendance à la dilata- j tion qui sera suivie à bref délai d’une altération du parenchyme. [
4“ Enfin il est des cas où le rein mobile ne détermine encore nul trouble fonctionnel, et cependant, si l’on examine les urines, il y a de l’albumine, et, si l’on pratique une division, on note que l’albumine vient d’un seul côté. Dans ces cas, nul doute encore qu’il ne faille intervenir.
La bilatéralité de l’affection constitue-t-elle une indication ou une contre-indication à la néphropexie? Tout dépend des conditions dans lesquelles se présentent les deux reins mobiles, et 1 e.xistence duu déplacement bilatéral ne change en rien les indications énuméiécs plus haut. On peut être amené à fixer les deux reins, et, dans les cas où cela a été pratiqué, les résultats ont été heureux.
En résumé: 1° il y a des reins mobiles poui’ lesquels l’intervention 1
indications. — REINS. — TUMEURS DU REIN.
s’impose, ce sont : a. les reins mobiles qui proA'oquent des douleurs bien nettement d’origine rénale; b. les reins fortement abaissés s’accompagnant de troubles dyspeptiques ; c. les reins qui augmentent de volume; d. les reins qui s’accompagnent d’albuminurie;
2® 11 y a des reins qu’il ne faut pas opérer; ce sont : a. les reins mobiles latents, de consistance et de volume normaux et qui ne paraissent pas être le siège de néphrite; è. les reins qui s’accompagnent de troubles variés dont la relation avec la mobilité ne paraît pas évidente.
Dans ces deux cas, on conseillera le port d’un appareil, en même temps qu’on agira sur les organes qui peuvent provoquer ces troubles et sur l’état général, et, si ce traitement ne donne aucune amélioration, on se décidera à agir, maisavec circonspection, et en prévenant les malades que le résultat peut ne pas être complel.