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INDICATIONS. — REINS. — KYSTES DU REIN

Kystes des néphrites. — Au cours des néphrites, il peut se former dans le rein de petits kystes par rétention; dans la majorité des cas, leur présence n’ajoute rien à la symptomatologie des néphrites ; dans d'autres cas, on peut mettre sur le compte de leur e.xistence les douleurs ou les hématuries qu’on peut observer dans certaines formes de néphrite ; de toutes façons, le diagnostic en est impossible.

Si, au cours d’une intervention pour néphrite, on les rencontre, la conduite de l’intervention ne s’en trouvera en rien modifiée.

lîeîii polykystique. — Le rein polykystique se caractérise par le développement dans le rein de kystes extrêmement nombreux, de volume très variable, noix, grain de millet, dont l’origine est encore mal connue. L’affection est le plus souvent bilatérale.

Le diagnostic peut souvent en être fait par la coïncidence des symptômes de néphrite avec une tumeur rénale bilatérale.

Étant donnés la bilatéralité de l’affection, l’échec de tout ce qu’on a pu faire sur le rein, décapsulation en particulier, lorsque le diagnostic de rein polykystique aura été fait, on s’abstiendra de toute intervention.

Aucas où, par exception, l’examen fonctionnel des reins démontrerait l’intégrité absolue de l'autre rein, on pensera alors plutôt à une tumeur ou à une hydronéphrose et, si l’on intervient, on pratiquera la néphrectomie.

Kystes séreux. — ün décrit sous le nom de kystes séreux, des kystes tantôt uniloculaires, tantôt multiloculaires, qui se développent en refoulant la partie saine du rein sans que celle-ci s’en trouve altérée. L’existence d’une tumeur et les troubles de compression qu’elle peut déterminer sont les seules manifestations de ces kystes dont la présence n’entraîne aucune modification des urines.

Si, au cours d’une intervention pour une tumeur du rein, on reconnaît la nature kystique de cette tumeur, il sera indiqué de réséquer le kyste et de laisser subsister la portion de rein indemne.

Kytstes hy4laU<|ueH. — Bien souvent le kyste hydatique ne sera reconnu qu’au moment de l’intervention nécessitée par la présence d’une volumineuse tumeur gênante ou douloureuse. Quehjuefois le diagnostic aura pu être fait en raison de l'élimination par l’uretère de [>etites vésicules ou de la réaction de fixation.

Quoi qu’il en soit, à, moins de destruction totale du rein, auquel cas on l’enlèverait par une néphrectomie totale, on pratiquera une néphrectomie partielle, su|)primant le kyste dans son entier.

Si le malade était trop faible, ou si le kyste était suppuré, il serait préférable de se borner à la marsupialisation de la poche.

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