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XIV. — TRAITEMENT CHIRURGICAL DES NÉPHRITES

Iiidicalions. — Les interventions chii-urgicales ont été pratiquées à la suite d’erreur de diagnostic d’abord, de parti jtris plus lard, en s’appuyant sur des idées théori(|ues variées, plus ou moins justes, touchant l’inlluence des diUérenlcs opérations sur le rein lés(‘.

En l'éalité, l’expérience seule piud démontrer hv valeur de c<'s opérations, dont l'elfet sur le rein est encore mal connu, bien qn'indéniable dans bon nombre de cas. (Vesl donc imi(|uemenl parenqiil'isme (pie l’on peut dire (pie lidle int(‘rvenlion est indiquée dans une circonstance donnée, et, comme l’expérience à cet egard est encoïc

limilée, il est po.ssible (pie le cliani|) des interventions pour néphrites se restreigne ou s’agrandisse sons peu, en raison des ri'sultals oblenus par la suite.

INDICATIONS. — REINS. — NÉPHRITES.

A l’heure actuelle, de l’ensemble des faits connus, il semble que l’on puisse poser les conclusions suivantes ;

1° Néphrites aiguës infectieuses. — .le n’envisage (jue les néphrites infectieuses, car les néphrites aiguës toxiques ne paraissent pas devoir èlre envisagées de la même façon, et les résultats des interventions pratiquées pour elles seraient plus qu’aléatoires, étant donné qu’il s’agit de destruction des glomérules et des tubes.

On est autorisé à intervenir dans les néphrites aiyicës infectieuses, lorsque, malgré le traitement médical, les œdèmes, l’albuminurie ne cèdent pas, lorsque les leucocytes contenus dans l’urine vont en augmentant, et aussi lorsque la quantité d’urine émise, diminuant de façon progressive, on peut craindre que le malade n’en arrive à de l’anurie.

11 y aura intérêt à faire précéder l’opération d’une division des urines, qui indiquera que l’un des reins est plus touché que celui de l'autre coté. C’est sur le rein seul malade ou reconnu le plus malade <iue portera l’intervention, qui consistera en l’espèce en une néphrolomie avec décoi'tication.

2 Néphrites chroniques. — Dans le cours des néphrites chroniques, l’intervention n’est indiquée que dans des circonstances toutes spéciales.

Tout d’abord, il ne peut être question jusqu’ici de lutter avec avantage chirurgicalement contre la néphrite chronique, et si l’on peut observer, à la suite de la décapsulation et de la néphrotomie, quehiues améliorations de la sécrétion rénale, elles ne sont pas durables et le résultat linal est nul. Un s'abstiendra donc dans la néphrite chronique non compliquée .

Par contre, la néphriteauec douleurs, souvent unilatérale, est justiciable d'une intervention, suivie de la disparition des crises douloureuses dans la plupart des cas. Il ne sera pas toujours possible do poser un diagnostic certain, mais le phénomène douleur interprété dans un sens ou dans l'autre, calcul ou néphrite, conduira à l’intervention, ()ar laquelle on reconnaîtra de quoi il s’agit, et l’on agira en conséipience.

De même, dans les néphrites hèmaturiques, ro|)ération est (nicore indi(|uée et ses résultats sont également parliculièi'emout favorables.

hn présence (Vacciilents urémiques, l’inUirvenlion est plus discutable; <dle ne donne en effel (|ue des résultals- médiocres ; la mortalilé immédiate esl considérable, ce (pii n’est pas pour surprendre, étant donne I état des malades, et, dans les cas heureux, la survie est eu .somme de peu de dui-ée.

Dans les cas où le traitement médical ne donne pas de résultats

chez des malades encore résistants, et surtout chez ceux dont le co-ur est encore bon, on pourra tenter l’intervention ; chez ceux qui sont à une période avancée de leur urémie, et dont le cœur a faibli, il est préférable Je s’abstenir.

L intervention dans Vcclampsie peut être indiquée, lorsque celle-ci paraît tendre à l’anurie et que le traitement médical reste sans in tluence.

Dans tous ces cas, l’opération consistera dans une néphrotomie avec décapsulation de Vvn d>'S reins ; autant que possible, l’on aura pratiqué auparavant une séparation de t’urine, qui pourra donner une indication sur le côté à opérer, le plus malade.

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