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NÉPHRITES. — SUCCÉDANÉS DU LAIT

ellels sont dus en grande partie à la facilité de sa digestion. On devra alors soit le supprimer, soit, s’il y a des indications impérieuses de le main enir, essayer de lui substituer, temporairement tout au moins, quelqu’un de ses succédanés.

2® Succédanés du lait. — U écrémage du lait peut le rendre plus digestible chez les sujets dont les digestions sont pénibles; mais ce moyen devient très insuftisant dès qu’il apparaît des accidents d’intolérance.

Le petit-lait n’a qu’une valeur alimentaire tout à fait insuffisante pour former à lui seul un régime. Il est constitué, en effet, par le sérum du lait, qui ne contient plus, après la coagulation, que la lactose et les sels ; la graisse et la majeure partie des albuminoïdes lui font donc défaut. On l’a employé sous forme de cures de petitlait, dont on fait prendre 100 à 250 grammes le matin à jeun. Ces cures, assez souvent mal supportées, dont les indications sont en outre assez peu précises, se font dans l’Oberland Bernois et à Allevard.

Les succédanés du lait habituellement employés sont des dérivés obtenus par fermentation; le plus usité est le Mfir, qui résulte de la fermentation lacto-alcoolique du lait de vache ou de brebis sous l’influence de deux ferments associés : un bacille lactique, Bacillus caucasiens, et une levure alcoolique, Saccharomyces kéfir, connus sous le nom de graine de kéfir.

On peut le préparer à domicile au moyen de la poudre sèche, dite kéfirogène; mais on le trouve tout préparé dans le commerce.

C’est un liquide épais, de la couleur du lait, pétillant comme le champagne. II contient de la caséine, qui s’y trouve précipitée en partie sous forme de flocons ténus, d’autres matières albuminoïdes (.syntonine, albumine), de la lactose, de l’acide lactique (5 gr. p. 1000), des matières grasses, de l’acide carbonique, de l’alcool (8 gr. p. 1 000).

La fermentation lactique est un antagoniste puissant des autres fermentations, en particulier delà fermentation butyriquequi est une des causes importantes de l’intolérance lactée; en outre, l’acide lactique provoque dans le duodénum la sécrétion pancréati(iue (Pawlow). Par ses [)ropriétés toniques, le kéfir supplée à l’action (lébililanle du lait. 11 est enfin plus facilement digestible. Gilbert et Chassevant ont établi le tableau comparé de la digestibilité des dilférents laits et kélirs :

T I . 1 .. . .. Heures.

La duree OU séjour dans I estomac est pour 250 gr. de :

Lait pur ci'u 7 1/2

— Ijouilli 7

— écréme bouilli t;

Kéfir ri® 2 gras 4 1/2

— écrémé 3 | yo

On peut instituer le régime laclo-kéfirique, dans lequel on alterne les prises de lait avec celles du kétii' qui peut empêcher l’apparition des troubles de la dyspepsie lactée.

Mais, si la suppression du lait s’impose radicalement, on pourra essayer de l’alimention exclusive par le kétîr ; l’accoutumance est parfois difficile au début, mais les malades arrivent le plus souvent à s’en accommoder; il importe de débuter par des doses faibles (300à îiOO centimètres cubes), que l’on peut porter jusque 1 à 2 litres par jour en moyenne.

Pour mieux assurer la tolérance, on peut faire couper le lait avec un peu d’eau de Seltz et l’additionner de sucre en poudre, ce qui augmente notablement sa valeur nutritive.

Au début, la fermentation lactique l’emporte ; plus tard, c’est la fermentation alcoolique, aussi le kéfir est divisé suivant son âge en kétir n” 1 laxatif, n® 2 indifférent et n® 3 riche en alcool, constipant. On utilisera de préférence le kéfir n® 2 sauf indications particulières, mais il ne faut pas perdre de vue que la teneur alcoolique du kéfir peut, chez les malades, obliger à restreindre la durée de son emploi.

Les autres produits de même nature sont moins employés.

Le yoghourt ne dillère du kéfir que par sa consistance demisolide et par sa saveur plus agréable, parce que moins acide. Produit par l’action de la maya bulgare, assemblage de plusieurs espèces microbiennes où domine un bacille lactique, ilest facilement digestible et doué d’un certain pouvoir diurétique.

Le lait caillé par abandon à l’air ou par addition d’un ferment lactique ne peut se prendre qu’à des doses restreintes.

Ces différents succédanés du lait pourront donc soit aider à le faire supporter, soit le remplacer momentanément; mais le meilleur moyen d’éviter les accidents d’intolérance est encore de ne pas user de doses forcées, en ayantrecours le plus tôtpossible au régimelacté mitigé.

Régime lacté mitigé. — Dès qu’un malade commence à reprendre une activité, môme restreinte, dès qu’il menace de perdre ses forces, de [)âlir, de s’amaigrir, on abandonnera cette diète trop exclusive pour lui substituer un régitne légèrement élargi, qui permette un apport de principes alimentaires plus rationnel (juant aux proportions respectives. On hésitera d’autant moins à recourir au régime mitigé (|u’il ne diminue en rien les effets lbérapeuti(|ues de la cure lactée; c.e n’est pas en elfet une raison, parce (|u’il y a intérêt à e,\c,lur(! (le l’alimentation des brigbliques la viande et en général les aliments |ieu digestibles, j»oui‘ les privei' d’aliments tels

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