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URÈTRE. — DILATATION

technique.

ne ilevant pas dépasser 2 coulombs par centimètre carré. Mai.s avec un peu d'habitude, on peut arriver à donner un courant approximativement suftisant. C’est entre 3 et 30 milliampères que l’on se tiendra, augmentant l’intensité du courant avec le volume du béniqué et la longueur dont il pénétrera dans l’urètre.

Le bec du béniqué appuyant sur le rétrécissement pendant que le courant passe, il arrive un moment où la résistance cède, le bénicjué a tendance à avancer. A ce moment, il ne faut pas pousser, parce qu’alors le béniqué agirait plus par divulsion que par électrolyse ; il faut en quelque sorte le laisser s’engager; s’il rencontre d’autres rétrécissements plus loin, on continuera la manœuvre en augmentant l’intensité du courant. L’instrument ne doit pénétrer qu'à mesure que se ramollissent les tissus.

Lorsque le béniqué a pénétré complètement, on le retire et l’on en choisit un de cinq à dix numéros plus gros que l’on fait passer de la même façon, puis un troisième qui est laissé en place quelques minutes. Ainsi, dans une seule séance, on aura gagné de quinze à vingt numéros.

La séance de dilatation électrolytique sera répétée une ou deux fois seulement par semaine, suivant que le canal la supportera plus ou moins bien, chaque séance occasionnant un peu d’irritation du canal se manifestant par quelques douleurs à la miction et un peu de suintement.

Lorsqu’il existe de l’urétrite chronique avec prostatite, le dernier béniqué étant passé, on continuera queh|ues minutes l’électi'isation,

(|ui agira ti'ès favorablement sur l’évacuation des glandules prostatiques.

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