HYGIÈNE GÉNÉRALE DANS LES NÉPHRITES
Kepos au lit. — Repos intellectuel. — Soins de la peau.
L’importance de l’hygiène alimentaire, qui est assurément le point capital pour les brightiques, ne doit cependant pas faire négliger les autres règles hygiéniques. C’est pourquoi la vie de ces sujets, leurs exercices physiques, le travail intellectuel doivent être aussi soigneusement réglés que leur alimentation. Les effets qu’on peut attendre du régime alimentaire sont en partie subordonnés aux conditions de repos physique et intellectuel auxquéls seront soumis les malades, et les améliorations obtenues se maintiendront d’autant plus facilement qu’ils auront consenti à s’astreindre à un certain nombre de précautions hygiéniques.
Une condition essentielle du traitement des néphrites est tout d’abord le repos.
Pendant les périodes où l’on s’efforce d’obtenir la résorption des œdèmes, le repos absolu au lit est un des éléments indispensables de la réussite du traitement. Même en dehors de ces périodes, certains auteurs, Bartels en particulier, ont conseillé le repos au lit prolongé ; il semble que ce soit là une exagération moins dangereuse sans doute que les excès contraires de certains auteurs, qui, comme Œrtcl, Cam Wilks, ne craignent pas de soumettre leurs malades à un entraînement progressif.
Le mieux est de se tenir dans un juste milieu et de conseiller un exercice modéré et sans fatigue aux albuininuriques en état de compensation; ils ne devront pas prendre moins de neuf heures de repos au lit ou de sommeil et rester étendus dans le courant de la journée, plus ou moins longtemps suivant la gravité de leur état.
Il ne faut pas non plus négliger le repos intellectuel et moral des néphritiques, qui doivent éviter tout surmenage de ce genre et, dans là mesure du possible, les émotions et les préoccupations.
Il est encore indispensable de leur faire prendre de sévères précautions contre le froid et les refroidissements, dont on sait le retentissement fâcheux sur les reins.
Les soins de la peau tiennent une i)lace dont l’imporlance est
NÉPHRITES. — HYGIÈNE GÉNÉRALE.
justifiée : la peau chez les albuminuriques est sèche, la transpiration se fait mal, et il y a tout intérêt à stimuler une fonction éliminatrice dont le rôle de suppléance a son importance. C’est ce qu’on s’efforce d’obtenir par l’emploi quotidien des frictions au gant de crin ou à la brosse, frictions sèches ou avec des liquides excitants : eau de Cologne, alcool camphré, eau alcoolisée, etc. Les bains tièdes, prolongés, suivis d’un massage prudent, sont également recommandables pour des malades encore suffisamment vigoureux.
Par contre, on emploiera avec beaucoup plus de circonspection les bains froids recommandés par quelques auteurs, les bains chauds à 40®, l’étuve sèche, qui ne sont pas sans dangers pour certains malades, les scléreux hypotendus, et ceux qui sont atteints d’hypertrophie cardiaque avec galop en particulier.
Ces règles d’hygiène générale donnent des résultats particulièrement favorables quand on peut les mettre en pratique en les aidant de la vie au grand air, sous un climat chaud en hiver, mais en évitant les stations d’altitude.
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