II. .— Traitement de l’albuminurie
C’est par l'albuminurie qu’on est arrivé à la connaissance des lésions rénales, et elle est restée pendant longtemps comme le symptôme le plus exact et le plus fidèle qui pût renseigner sur la gravité de ces lésions. On conçoit donc qu’on se soit proposé comme but principal, dans le traitement des néphrites, de faire diminuer, puis disparaître l’albumine des urines.
Mais, sous l’influence des restrictions apportées à la valeur sémiologique de l’albuminurie, surtout par Dieulafoy, puis par les résultats de l’épreuve de l’élimination provoquée, on dut reconnaître qu'il n’y avait aucun rapporta établir entre le fonctionnement du rein et la quantité de l’albuminurie, en particulier dans toute une catégorie de néphrites, celles du type interstitiel.
Cei)endant, comme on voit habituellement, dans les autres variétés de néphrite, l'albuminurie baissai' à mesure (pie la né[)hrite évolue vers la guérison, sa disparition permanente peut être considérée comme l’équivalent d’une guérison, tout au moins momentanée.
On est donc en droit de tenir compte des variations du taux de l’albumine dans la thérapcuti(|ue des néphrites et de s’efforcer d’en amener la disparition, d'autant plus ([ue falhuminurie suit des variations assez jiarallèles à cidles de la fonction rénale et tend à s’abaisser à mesure que celle-ci s'améliore.