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I. — PONCTION DE LA VAGINALE

Indications. — La ponction de la vaginale, suivie d’une injection de teinture d’iode, est le traitement de l’hydrocède vaginale quand, pour une cause quelconque, on ne jugera pas bon de pratiquer le retournement de la vaginale. Une contre-indication de la ponction est la communication entre la vaginale et le péritoine.

Instruments. — Un trocart de moyen calibre, une seringue de 60 grammes de capacité s’adaptant au trocart.

manuel opératoire. — Toute anesthésie est inutile. Les bourses auront été savonnées et nettoyées comme pour une opération.

1“ Ponction. — L’hydrocèle étant embrassée par la main gauche qui la fait bomber et en tend les parois par pression exercée sur le liquide, le trocart est saisi de la main droite, son manche appuyé sur la région thénar, l’index appliqué sur la tige, limitant à 2 centimètres environ la pénétration de la pointe. La pointe appuyée sur la tumeur est enfoncée d’un coup sec (fig. 170).

Cette ponction doit être pratiquée en un point où l’on est certain que n’existe pas le testicule ; l’examen par la lumière, la palpation qui aura reconnu le siège de la douleur testiculaire, auront renseigné à cet égard.

Il faudra, d’autre part, veiller à ce que la ponction ne soit pas faite à travers la cloison des bourses, le raphé médian étant attiré, du fait de la dislension, du côté de l’hydrocèle. 11 faudra donc ponctionner en deçà du ra|)hé.

2® Évacuation du liquide. — Cette évacuation du liquide n’offrirait aucune particularité si, pendant ([u’elle se fait, il ne fallait veiller à ne pas maintenii' le (rocart absolument fixe, mais le laisser desccndi-e en même temps (|ue la bourse se vide. On évitera ainsi (|ue son e.xtrémité quitte la vaginale et (|ue l’injection consécutive ne soit faite dans le tissu cellulaire.

MARION. — THÉRAPEUTIQUE GÉNITALE

3® Injection du liquide irritant. — C’esl à lu leinlure d’iode qu’on a recours le plus ordinairemenl ; c’esl elle qui donne les l•ésultals les plus conslanis.

On injectera de la teiului'c d’iode jmrc, CO grammes environ, et l’on maintiendra celte (luanlité pendant cinq minutes bien comptéeti dans la vaginale, en mala.xant un peu les bourses, de façon à la mettre en contact dans son entier avec le liquide. Au bout de ciii(| minutes, on laissera le liquide s’écouler.

L’iujection est plus ou moins douloureuse, suivant les individus;

Fig. 170. — La main gauche fait saillie l’hydrocèle ; le trocart, dont la pénétration est limitée par l'index droit, est tenu à pleine main, prêt 4 être enfoncé d'un coup brusque.

ces douleurs remontent même le long du cordon dans l’abdomen ; il n’y a pas à s’en inquiéter.

4“ Extraction du trocart. — Pour éviter que quelques gouttes de teinture d’iode passent dans les tissus au moment où l’on relire le trocart, on appliquera la peau autour de lui en même temps qu’on le retirera.

Soins conséculil's. — Une goutte de collodion fermera la piqûre. Dans les Jours qui suivent, une violente réaction se produit du côté de la bourse intéressée : elle devient grosse, rouge, douloureu.se; on la soulèvera sur une planchette, on la recouvrira de compresses humides chaudes. Au bout de si.v à sept jours, la réaction inllammatoire s'apaise et, au bout de ipiinze jours à trois semaines, la guérison est com[)lète.

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