DU REIN
11 est inutile de se dissimuler l’impuissance totale de la thérapeutique en cette matière. Une suffit même pas de prévoir la production de ces lésions dégénératives que le médecin reste impuissant à prévenir, sauf dans quelques cas où l’intervention chirurgicale peut tarir un foyer de suppuration chronique, où la médication spécifique peut agir sur une lésion syphilitique. Les lésions de dégénérescence amyloïde sont irrémédiables, et il n’y a aucune espérance à fonder sur certains médicaments tels que les sels ammoniacaux, sodiques et potassiques, préconisés par quelques médecins. Si l’on ajoute que le rein est habituellement pris au même degré que le foie, l’intestin, la rate, on comprend que l’albuminurie ne comporte pas d’indications particulières, d’autant plus que la perméabilité de l’organe est souvent à peu près conservée et que les menaces d’urémie sont nulles.
On s’efforcera donc de remonter l’état général, sans se j)réoccuper de la lésion rénale, en se gardant surtout du régime lacté, (lui précipite la cachexie et peut conduire à des désastres. La déchloruration rend parfois des services en permettant de soutenir par une alimentation carnée des malades infiltrés d’œdème.
Une amélioration, momentanée d’ailleurs, jieut être obtenue en évacuant mécaniquement ces œdèmes.