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II. — TRAITEMENT DE LA LITHIASE ALCALINE

Dans cei tains cas, la lithiase alcaline peut être un symptôme de déphos|)hatation de l’organisme : il est alors inditpiéde prescrire les dill'érenls i)hos[)hales, les glycéro|)hosphates en i»ar(iculier.

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.Mais, dans l’immense majorité des cas, la précipitation de carbonate on de |)Iiosphate de chau.x, de phosphate ammoniaco-magnésien est déterminée par des altérations de la mu(iueusc des voies urinaires, provoquées elles-mêmes par des corps irritanls, des calculs, parfois à la suite d'une cure alcaline excessive, plus souvent par la fermentation ammoniacalede l’urine, qui résulte des infections parfois ascendantes, le plus ordinairement consécutives à une lithiase urique ancienne dont elles sont la complication terminale habituelle.

Le traitement médical n’est alors qu’un adjuvant du traitement chirurgical ou un pis-aller, insuflisant d’ailleurs, lorsque celui-ci ne ])eut être mis en œuvre.

Le régime doit être purement lacté, lacto-Végétarien lorsqu’il y a lieu de le prolonger; il faut surtout se garder de l’usage des alcalins.

Contre les phénomènes douloureux, on emploiera les bains chauds, les ventouses scarifiées au niveau du triangle de .l.-L. Petit, les suppositoires helladonés ou morphinés.

11 est difficile de réaliser l’antisepsie des voies urinaires; les

fig. 11. — Cacul (le phosphate de calcium à noyau d'acide urique.

l'ig. 12. Calcul de phosphate tricalcique à noyau formé d’un caillot sanguin.

tisanes diurétiques, les eaux lixiviantes pourront au moins empêcher la stagnation des urines purulentes et provoquer un lavage rénal.

L’efficacité des antiseptiques urinaires n’est que relative.

L’acide henzo'niue, en se décomposant en acide hippuiique, sature le carbonate d’ammoniaque urinaire; il exercerait une action tonique favorable sur larnuqueusedes voies urinaires. A. Robin l’administre sous forme de limonade, à la dose de 1 à 3 grammes par joui", qu il fait dissoudre à chaud dans t litre d’eau, auquel il fait ajouter, apres refroidissement, 80 à 100 grammes d’eau distillée de cannelle.

G. Lyon conseille la forme pilulaire :

Acide benzoï(|ue

Tliêria(|iie

four une pilule. Deux à (piatre par jour.

20 ccnligraiiimes.

■Il)

On peut encore l’administrer sous forme de benzoate de soude, à la dose de 1 à 4 grammes par jour ; inolTensif pour le rein, il détermine cependant des troubles digestifs :

benzoate de soude ’ 4 à fi grammes.

Sirop de térébenthine , ^

Sirop de Lolu . >

Eau distillée (j. S. pour 12o cent, cubes.

Une cuillerée à soupe trois heures après cba([ue repas, dans une tasse d’infusion de bourgeons de sapin (G. Lyon).

L’urotropine se dédouble en formol et ammoniaque; son action antiseptique paraît réelle. On la prescrit à la dose de 1 à 3 grammes en cachets, pure ou associée au benzoate de soude.

On emploie encore la térébenthine, le salol, etc.

On prescrit aussi quelquefois l’huile de Harlem (huile de cade et bois de laurier) en capsules de 20 centigrammes, une à deux patjour.

La lithiase phosphatique contre-indique formellement l’emploi des eaux minérales alcalines, bicarbonatées sodiques; mais les malades sont par contre justiciables d’une cure thermale bicarbonatée calcique, à Vittel, Contrexéville, etc., dont les effets seront surtout favorables à la période d’amélioration ou pour compléter le traitement chirurgical. Dans les cas à évolution prolongée, A. Robin conseille les eaux sulfureuses partiellementoxydées deSaint-Sauvëur, Olette, etc.

Les effets du traitement médical des pyélonéphrites calculeuses et de lalithiase alcaline seront surtout appréciables, d’ailleurs, en tant que complément du traitement chirurgical.

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