III. — Urétrite blennorragique chez la femme
L’urétrite hlennorragi(|ue chez la femme n’est qu’une des localisations, et non la [)lus im[)ortante, de la blennorragie chez elle, blennorragie envahissant la vulve, le vagin, l’utérus et s’y développant •ruiie façon bien plus tenace que datis l’urètre lui-même. C’est donc surtout la blennorragie génitale (lu’il conviendra do soigner (Voy Vayinilc blcnnorrmjiqiie), la blennorragie urétrale ayant tendance à
guérir seule ou facilement par les lavages au ])ermanganate de potasse et plus tard les instillations de nitrate d’argent.
11 faut savoir cependant que l’urétrite gonococcique non traitée peut être quelquefois la cause de réinoculations indéfinies, la goutte urétrale passant absolument inaperçue si on ne la recherche pas avec grand soin, le matin avant que la malade ait uriné.
Au cas d’urétrite tenace, il faudra rechercher s’il n’e.xisterait pas des lésions glandulaires pour lesquelles on aurait recours à des dilatations toujours prudemment conduites pour ne pas forcer le sphincter vésical et provoquer de l’incontinence et à des lavages au permanganate; de la cystite contre laquelle on pratiquerait des instillations de nitrate d’argent ; ou bien des granulations, des polypes, que décèlerait l’e.xamen urétroscopique et pour lesquels le curettage et la cautérisation trouveraient leur indication.