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VI. — FOLLICULITES

Aperçu :matomo-cIini(jiie. — L'inflammation des glandes urét) aies, avec oblitération ou rétrécissement de leur conduit, constitue lu folliculite.

Elle se présente soit au cours de la blennorragie aiguë, soit au cours de la blennorragie chronique.

Elle peut revêtir trois aspects fort différents: le plus souvent, la

folliculite se présente sous forme d’une petite tumeur du volume d’un grain de millet, que l’on sent très bien lorsque, un instrument rigide étant mis dans le canal, on palpe celui-ci ; dans ce cas, les tumeurs sont Fig. 17. — Folliculite. toujours multiples ; dans d’autres

cas, l’oblitération du conduit amène la production d’une tumeur plus volumineuse : pois, noisette, qui fait saillie dans l’intérieur du canal de l’urètre ; enfin la tuméfaction du volume d’une noisette et plus peut, au lieu de faire saillie du côté de l’urètre, se diriger du côté de la peau qu’elle soulève, et cette tuméfaction, à la palpation, apparaît soit soudée au canal, soit reliée à lui par un pédicule. Cette connexion avec le canal la distinguera des inflammations cutanées ou souscutanées.

D’autre part, quelle que soit la forme à laquelle on ait affaire, l’évolution de la folliculite peut être aiguë ou chronique; elle peut être l’origine d’abcès urincux péniens.

S’ouvrant insuffisamment dans le canal, les folliculites sont l’une (les causes de persistance des urétrites ; s’ouvrant à la peau, elles peuvent être l’origine de fistules purulentes ou de fistules urétropéniennes.

liMlicntioiis. — 1® Folliculite miliaire. — Au cours de la blennorragie aiguë, rien ne sera fait contre l’inllammation des glandes urétrales, (pii disparaîtra en même temps ([ue l’inflammation du canal. Cependant, à la période de décroissance de la blennorragie, c’est pour lutter contre l’inflammation de ces petites tumeurs folliculaires que la dilatation du canal est indiquée.

Au cours de la blennorragie cbroniciue, on aura raison des folliculites miliaires par la dilatation et 1 ernassage. Cependant, (iucl(|uc-

INDICATIONS. — URÈTRE. — RÉTRÉCISSEMENTS

fois, on devra avoir recours à l’ouverture, à la cautérisaüon ou à l’électrolyse des glandes endammées.

■2° Abcès ou kyste folliculaire intra-urétral. — Dans ce cas, on pourra encore essayer de la dilatation urétrale ; mais mieux vaut avoir recours à l’ouverture large de la tuméfaction à travers le tube urétroscopique, suivie de son expression.

3“ Abcès ou kyste folliculaire sous-cutané. — S’il s’agit d’une folliculite évoluant d’une façon aiguë, on ouvrira largement l’abcès, que l’on curettera au besoin et que l’on tamponnera.

La folliculite chronique sera traitée par l’ouverture et l’extirpation, qui sera pratiquée sans intéresser l’urètre.

Le cordon qui relie la tumeur à l’urètre et qui est constitué par le canal e.xcréteur sera disséqué; mais on aura soin de ne pas intéresser la muqueuse urétrale; mieux vaudra laisser une petite partie du canal.

4“ Fistules folliculaires. — Les fistules résultant de l’ouverture spontanée ou chirurgicale des folliculites à la peau peuvent être simples ou urinaires.

Les fistules simples seront traitées par le débridement et l’extirpation des parois.

Les fistules urinaires, fistules urétro-péniennes, seront traitées suivant les règles (Voy. p. 176).

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