‹ Thérèse DunoyerChapitre 38 sur 71 · LE DINER · texte numérisé non relu

LE DINER

jouet de personne , Beauregard ; cette aventure est ridicule pour moi, je vous prie de cesser cette plaisanterie.

LE MARQUIS, gaiement. — Allons donc!... Vous la prendrez à merveille , j'en suis sûr. Messieurs , vous allez voir M. Labirinte se révéler sous un jour tout nouveau ! Jusqu'à présent on ne le connaissait que comme homme d'Etat, ... le don .Juan va sortir de la petite lettre que voici...

LABiRLVTK, tâchant de rire etde prendre son sancjfroid. — Je demande la clôture, ah, ah, ah... la clôture... et le scrutin secret... ah!... ah!... Je ne mets aucun amour -propre à ces fadaises .. [A part.) Je n'ai pas une goutte de sang dans les veines. Quels regards me lance Des Roches !

LE jrARQLis. — M. Labirinte est généreux ; il veut ménager ton amour-propre de professeur, mon pauvre Des Roches ; mais je ne l'imiterai pas. ..

M. LABIRINTE, (ïpart. — Cet infernal marquis veut encore irriter le capitaine contre moi. (Haut.) Je m'empresse de constater les brillantes qualités de M. le capitaine Des Roches. Je m'empresse de déclarer que, si je parais avoir abusé des conseils qu'il m'a donnés...

DES ROCHES, durement. — Épargnez-moi vos empressements et vos éloges, monsieur. (Ainnarquis.) Encore une fois , marquis (arer intention) , puisque je ne puis que vous supplier,... je vous en supplie , cessez cette plaisanterie.

232 THERKSF, niXOVKH.

LE MARoriS- — Il n'y a rien de plus bourgeois que vos susceplibililés , mon cher! \'ous devenez sombre comme la nuit , parce que ^I. Labirinte (d'un ton comiqiiemeut emphatif/tic) vous a coupé sous le pied le myrte que vous vouliez mc^ler à vos lauriers africains.

DES ROCHES, uvcc coliTe. — Marquis , encore une fois, c'est assez.

LE MARQUIS , viaut. — Vraiment ! mon cher, vous vous fâchez ? c'est curieux ! {Des Roches baisse la U'te sans répondre.)

DES ROCHES, à part. — Je l'ai outragé, je suis à sa merci.

LE MARQLis. — Or, voici dans quels termes l'infidèle s'exprime sur notre malheureux Bédouin. (IjC marquis., lisant.) a .le serai franche, mon Fortuné. . . » \'ous saurez que M. Labirinte s'appelle Fortuné.

SERPE.xTixE. — Il en a joliment l'air.

LE MARQiis, lisant. — tt Oui, mon Fortuné ^ j'ai aimé, ou plutôt j'ai cru aimer M. Des Boches. »

DES ROCHES, (I part. — Plus de doute, Dolorès me trompait indignement avec ce niais... et moi-même. .. j'ai... Ah!... être ainsi raillé à la face de tous, c'est odieux ! Quel diabolique sang-froid a Beauregard î (Haut et tachant de rire.) Ma foi, vous avez raison, marquis , il faut s'exécuter de bonne grâce. Mesieurs, je me reconnais vaincu par M. Labirinte. (le

LE DlNEll. iX.i

qui me console, c'est qu'il a trop bien profité de mes leçons.

LR MARQUIS. — Bravo , Des Roches ! voilà comme il faut être. Je comprends : ^ J'ai cm aîmcv M. Des- Rocltos^ je me trompais : c'était le réce de l'amour', c'était un songe de mon cœur. Toi seul, mon Fortuné, en me donnant les préviices de ton cœur, tu derais me faire connaître la réalité de ce sentiment... ■B Hein! Qui diable irait s'imaginer qu'entre M. Labirinte et Des Roches , qu'entre un capitaine de spahis et un député doctrinaire , il y a une différence du songe à la réalité? mais, attention, messieurs! c'est là oîi va se développer l'atroce machiavélisme de notre jeune représentant de... je ne sais pas de quel collège...

AI. LABiRivTK, tâchant de ?'ire. — ^Monsieur, l'homme politique disparaît complètement ici devant l'homme privé, ah! ah! ah, et, si vous m'en croyez , l'homme privé disparaîtra aussi complètement.

LE MARQUIS. — Xous n'acceptous pas cette distinction d'homme politique et d'homme privé , mon digne Solon ! \'ous êtes revêtu d'un caractère indélébile, monsieur Labirinte! vous êtes député pai*tout , député toujours ; vous représentez en tout et pour tout vos électeurs ; ils agissent en votre personne ; vous vous les êtes incarnés: C'est ça qui rend la position de ce pauvre Des Roches si désagréable.

iU THERESE DUXOVER.

C'est absolument comme s'il avait été trompé... par tout un collé(i[e électoral.

SKRPEXTiXK , riant. — Il n'y a que le marquis pour avoir des idées pareilles. Ainsi , à ton compte , les électeurs de M. Labirinte seraient censés avoir partagé la félicité de...

LE MARQUIS. — De Icur mandataire ! Certainement. Voilà ce que c'est que le gouvernement représentatif. (.4 Sainte-Luce.) N'est-ce pas , noble pair?

SAiXTE-LUCE. — Ce serait une nouvelle théorie des droits de l'homme.

LE MARQUIS, à jjavt. — Couragc... il faut jouer mon rôle jusqu'au bout ( Haut. ) Je continue : « O mon Fortuné! tu devais me faire connaître la réalité de ce sentiment. Au lieu de me taire au sujet de l'erreur de mon imagination , je t'en parlerai pour ni accuser , pour me maudire itioi-même , non d'acoir pu te jjréférer M. Des Roches , puisque je 71 ai eu le bonheur de te rencontrer qu'après lui .sur la terre, mais pour m' accuser de n'avoir pas deviné que tu existais. Fortuné! » C'est juste, les plus simples lois de la nature devaient lui dire qu'il existait quelque part un ^I. Fortuné Labirinte.

SERPEXTiXE. — C'est très-gentimeut écrit. Y a-t-il de l'orthographe?

LE MARQUIS. — Il y a l'orthographe... du cœur. Je continue : a Oses-tu bien être jaloux , vilain méchant? AV vois-tu pas que si je reçois toujours

LE niXKR. j-.â

cpt in.wpjmrtahle Des Rochex , comme par le passé, c'est pour ne pas èreiller les soupçons par une trop hrusque rupture? Peux-tu croire (pie depuis que je t'ai ru , toi dont j'ai eu le premier amour , toi si doux et si tendre, je te comjjare seulement à ce fier-à-hras couleur de buis... a Ceci est souligné, messieurs , •» à ce fier-à-hras couleur de huis qui a autant de conversation que son cheral, comme tu dis si malignement dans ta lettre. . . y>

DES ROCHES, furieux , mais se contenant. — Je suis enchanté , ^I. Labirinte , de fournir quelques traits à votre verve comique ! Peut-être vous donnerai-je plus tard un autre genre d'inspiration !

LABiRixTE, très-trouhlé. — Monsieur, je vous assure... une simple plaisanterie... une mauvaise plaisanterie. (A part.) Le marquis a juré de me faire égorger.

DES ROCHES, à Labir'iute. — j\Ionsieur , nous reprendrons cette conversation. ( A part. ) Me voici la fable de tout Paris.

PLUSIEURS CONVIVES. — Allous donc , Des Roches , comme vous le dit M. Labirinte , ce n'est qu'une mauvaise plaisanterie.

CLARISSE , riant. — Ce pauvre Des Roches qui enseigne l'art d'aimer à son rival ! Ah ! ah ! ah !

SERPEXTiVE. — Supplanté... joué... par W. Labirinte !...

DES ROCHES, à j)art. — Maudites vipères ! elles

236 THKRESK nUXOYER.

vont répandre partout cette sotte aventure ; mais , en attendant le cartel du marquis , je casserai du moins quelques memjn-es à cet imbécile. (Haut.) Monsieur Labirinte, avez-vous écrit la lettre que lit M. de Beauregard ?

LABiRiXTE , d'un toii j)arlementairc. — Monsieur. . . en tout cas, cette lettre serait confidentielle... et nullement officielle , et je proteste. . .

DES ROCHES. — Avez-vous écrit cette lettre, oui ou non ?

TOUS LES cowiVES. — Dcs Rocbcs , laissez donc! 1 ous êtes fou !

LE PRixcE CASTELLi. — Il n'y a pas là-dedans le moindre sérieux. Le marquis a voulu plaisanter.

DES ROCHES, 116 sc ])0sscdant j)lns. — ^lessieurs, on est soi-même le seul juge de ces questions-là ; je dirai donc à M. Labirinte qu'officielle ou confidentielle , la lettre qu'il a écrite est celle d'un sot et d'un impertinent.

Tors. — Des Roches , Des Roches !

SERPEXTixE , riant aux éclats. — Ça se colore , c'est heureux. Ça devenait horriblement terne î

DES ROCHES , SC levant. — Monsieur Labirinte , je vous répète que vous êtes un sot et un impertinent î

LABIRIXTE, se levant , d'un ton parlementaire. — Monsieur!... ce que vous dites là n'est pas exact !

LE DliVEK. 2:i7

Je n'accepte pas et je vous renvoie ces assertions erronées, que je m'abstiendrai de qualifier...

DKS ROCHES, se levant et le menaeaut. — Je saurai bien vous faire accepter autre cbose !

PLUSIEURS CONVIVES, s' interposant. — Des Roches, asseyez - vous donc : cela n'a pas le sens commun !

LAïuHiXTE, élevant la voix. — Il ne faut pus croire in'intimider avec vos grands bras , monsieur !

DES ROCHES, avec rage., au marquis. — Aie mettre face à face avec un tel adversaii-e ! quand je l'aurai tué , je n'aurai qu'un ridicule de plus. Ah ! Beaure- <jard , vous vous vengez cruellement.

LE MARQUIS, Cl j) art. — Je le sais bien.

LABiRiXTE , à part. — Ridicule... quand il m'aura

tué C'est un tigre que ce marquis! [Haut à Des

Roches d'un ton majestueux et de plus en plus parlementaire. ) Monsieur , on ne tue pas un élu de la nation comme on fait une 7'azzia! Un député n'est pas un Bédouin , monsieur !

DES ROCHES , furieux. — Mille tonnerres ! vous m'avez insulté : vous vous battrez , ou vous direz pourquoi !

LABIRIXTE, redoublant de dignité. — Eh bien! oui, monsieur, je vous dirai pourquoi... je ne me bats pas ! Apprenez , monsieur , que , pendant la session , je ne puis disposer de moi. J'appartiens à mes commettants , monsieur 1 Je représente d'im-

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inensos intérêts agricoles , vignicolcs , politiques , maritimes et commerciaux , monsieur ! Et d'ailleurs, ainsi que l'a dit à la tribune un célèbre jurisconsulte , le duel est une coutume sauvage et barbare qui —

DES ROCHES, le mciiaçaut. — Xous ne sommes pas ici à la cbambre , mon petit pbraseur !

LABiRiXTE , avec ciuphasc. — Xous sommes eu France, monsieur, et c'est à la France que je dois compte de mon existence politique ; or, comme mon existence politique se trouve étroitement liée à mon existence proprement dite.... , je dois à mes commettants de décliner votre proposition, monsieur..., et je la décline!

DES ROCHES , exuspèrè. — Eh bien ! je donnerai des coups de canne à votre existence proprement dite :

TOUS LES CONVIVES. — Des Roches, vous perdez la tète , vous êtes fou ; calmez-vous !

LABiRixTE , criant plus fort. — Je brave votre menace , monsieur ! Fidèle aux devoirs que le pays m'impose, voulant accomplir mon mandat jusqu'au bout, j'aurai le courage....

SERPEXTixE, riant aux éclats. — D'être poltron! Bravo ! Labirinte. Honneur à Labirinte ! Je demande qu'on boive à Labirinte ; je demande qu'on lui décerne une couronne civique... en poil de lapin!

LE DINER. 23y

HEKMiME. — Vu le proverbe : Poltron comme un lièvre !

(Lex coisius de Des Roches tâchent de le contenir. L'agitation est à son comble.

Le marquis seul est riant et moqueur.

DES ROCHES, avec une fureur concentrée. — Vous le voyez , Beauregard , cet homme m'a bafoué ; s'il me refuse satisfaction , je reste avec mon insulte ; si je le force à se battre , la belle affaire ! D'une façon ou d'une autre, je suis la risée de Paris. Cette position est atroce, monsieur, et c'est vous qui me l'avez faite 1

LE M.ARouis, gaiement. — Moi? moi ? Ah çà! mon pauvre Des Roches , d'honneur vous ne m'en accusez pas sérieusement? Vous êtes de trop bon goût pour cela.

DES ROCHES, à part. — C'est à devenir fou! Trompé par cette femme , joué par cet imbécile , raillé par le marquis , partout du ridicule , partout ; et ne pouvoir provoquer Beauregard !

SAi\TE-Li:cE, sérieusement. — Messieurs, un mot. Toute la question doit se résumer en ceci : La femme , cause de ce débat , vaut-elle , oui ou non , la peine qu'on se coupe la gorge pour elle ?

TOUS. — Oui, oui, c'est cela, c'est juste.

LE JiARQUis , à part. — Ce dernier coup me manquait... Courage!

SAi.VTE-LLCE. — D'après la légèreté avec laquelle

240 THKKESK DLXOVKll.

ie marquis a raconté cette anecdote, d'après quelques lignes de la lettre qu'il nous a lue , il est évident que la femme dont il s'agit ne mérite pas l'attachement sérieux d'un galant homme. Or Des Roches et M. Labirinte n'ont pas autre chose à faire que de mépriser cette créature et de rire de leur rivalité.

MONTAL. — C'est juste ; Sainte-Luce a parfaitement raison.

i,K DLC UK SKRDA. — Il cst des femmes pour lesquelles on ne se bat pas.

LE pRixcE CASTELLi. — Ces fcmmcs-là ne nous quittent pas, elles nous débarrassent.

LE AiAJOR. — Et c'est le dernier tenant qui est dupe, comme dans l'histoire de Serpentine.

LORD EiTz-HERALD. — Or je trouvc M. Labirinte fort à plaindre.

BALDRicoLRT, riaut. — C'est vrai. Voyons, Des Roches , vous devez des remercîments à M. Labirinte ; je dirai même des excuses. \e se dévouait-il pas pour vous en vous enlevant cette femme? Allons, mon cher , les moyens ne sont rien ; il faut voir la fin.

LE MARQUIS , à part. — Oh ! mon courage ! soutiens-moi jusqu'au bout!... On dirait qu'un nuage de sang me passe devant les yeux.

TOUS. — Parlez, parlez, marquis! Le nom de la femme !

. LE DINEU. 241

LK MAKiiiii!,^ Joiuatf ucy/igcmment acec son curedent. — Celtn femme?... Je vais bien vous étonner, ou peut-être ne pas vous étonner du tout.

Tors. — Voyons , dites donc , marquis ! Le nom ! le nom I

DES ROCHES, à part. — Il n'oserait! Il m'épouvante !

SERPE\Ti.\E. — Tu nous fais mourir d'impatience. Cette femme, c'est une des nôtres?

LE MARQi is. — Pas cucore... mais, quant à pré-' sent... c'est une très-grande dame.

SKRPEXTiXE. — Une femme mariée? une femme du monde?

LE MARQUIS. — Pardieu ! je le crois bien. Une femme mariée, une femme du meilleur monde ; dixiiuit ans à peine, jolie comme un ange; avec cela, audacieuse et dissimulée , fine et perfide ; une perfection diabolique.

SERi'EXTiNE. — Et il y a un mari?

LE AiARQiis. — Certainement il y a un mari ; je le connais beaucoup , c'est un galant homme , fort audessus des petites misères de la vie humaine, et qui serait, pardieu ! aussi insouciant que moi des lécjèretés de sa femme. Du reste, homme d'assez de cœur pour qu'on no le soupçonne pas de faiblesse, homme d'assez d'esprit pour parler de sa mésaventure comme (l'autre chose, sans fiel ni rancune. Et, au fait, à sa place, moi, je dirais : — Après tout, cette chère en-

-242 THEKKSK DUNOVliK.

fant n'est-clle pas dans l'âge des amours? moi, mari, ai-jc le droit de me plaindre? montre-t-elle quelque préférence pour ses amants? Non, elle leur est aussi infidèle qu'à moi. Pauvre ange î n'est-ce pas de sa part une attention délicate que de mettre ainsi mon amour-propre à couvert ?

TOUS. — Mais le nom... le nom?...

SERPKVriXE. — Dis donc vit*, marquis ; lu nous lais languir. \ oyons, le nom de la femme...

LK :marqlis. — Eh bien!... c'est madame la marquise de Beauregard, née Dolorès Pablo, ma femme ! (La plupart des convives se lèvent avec stupeur. Le marquis, resté assis, vide lentement son verre, et, s'adressant à M. Dolorès : ) — Oui, votre cousine Dolorita ; vous direz ça de ma part à l'inca , l'excellent beau-père Pablo. (Regardant les convives d'un air surpris.) Ahçà! qu'avez-vous? quelles figures renversées! Gomment, vous voilà tous consternés parce que la maîtresse... de ce pauvre Des Roches lui a fait des infidélités en faveur de ^I. Labirinte !

EUEX DE KER-ELLio , Cl deud-voix au marquis. — Monsieur, je suis votre témoin, si vous le voulez ?

LE M.iTRQiis , toujours assis. — Mon témoin ? D'abord , je vous remercie de votre offre , baron ; mais pourquoi faire, mon témoin? je ne suis pour rien là-dedans... moi! C'est, à cette heure, une affaire à régler entre notre Solon et Des Roches ; ça ne me regarde plus... mes droits sont subrogés à Des Ro-

LK DINER. i43

ches, comme disont les procureurs. Maintenanf, ces messieurs connaissent le nom de la femme ; c'est à eux de décider si elle vaut la peine qu'on se coupe la gorge pour elle. Quant à moi... si j'étais à la place de Des Roches... ma foi, je me contenterais de casser quelque membre à ^I. Labirinte. Mais... si nous prenions le café , et si nous parlions d'autre chose? Donne-moi à boire de ta jolie main blanche, Serpentine. J'espère que mon histoire vaut bien celle de la duchesse de Mirepont !

(En disant ces mots , le maïquls a sonné ; les gcîis dennent pour servir le café; l'on se lève de tahle et l'on passe au salon. Cette scène a été tellement inattendue, elle est tellement embarrassante pour tous les spectateurs , elle est si en dehors des lieux communs et des phrases banales que les convives, silencieux et consternés, échangent éi peine quehpies jJaroles. Le marcpns est de trop bon ç/oùt, il souffre trop lui-même, malqré son apparente insouciance, pour j)rolon(ji-r davantage cette situation emtiarrassante pour tous.)

].¥. .AURoris, avec noblesse et gaieté. — Ah çà! messieurs... il est bien entendu que cette aventure est trop originale et que les masques en sont trop

connus pour être tenue secrète; ça va défrayer

les causeries du monde pendant au moins huit grands jours. Je vous i-ecommandc donc la plus extrême

2U THKRKSK Dl'NOYER.

Infliscrplinii... Oui, sprieiisrmpnt... Kt je vous sais trop (le mes amis pour avoir besoin de vous prier (le m'avertir, dans le cas où quelqu'un se permel- Jrait d'attaquer, sous quelque point de vue que ce soit, ou ma conduite, ou mon caractère en cette circonstance... C'est pour cela qu'encore une fois je vous recommande la plus grande indiscrétion. (Toux sortent.)

•I\ DI' PRKMIER VOI.rAlF.

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