ACTE II, SCÈiSE XII
et là, dans celte chambre, sur viiie table, j(; viens de voir une e'pée dont la poifjnée poite les armoiries d'une illustre famille anglaise de cette province, avec ces mots {gravés : Donnée par le roiCharles I" a un sujet vaillant et fidèle. HK^RI , à (larl.
Imprudent !
THIÎRÈSE , à part.
Il se trouble!
HENRI
Rassurez-vous, madame : je ne^viens point conspirer en Angleterre, je vais même quitter ce pavs et m'embarquer dans quelques heures ; et cette épee, qui me rend suspect à vos yeux, m'a été confiée par un jeune Anglais exilé que j'ai connu à la cour de France.
Et son nom?
HENRI
Henri de Linsdor... L'avez-vous connu?
Oui... son père surtout. Ce vieillard montrait souvent à ses amis l'épée que je viens de reconnaître, et, plus tard, il la donna sans doute à son fils.
HESRI.
Oui, madame; et ce fils, inutile au prince qu'il avait suivi en France, est allé servir audelà des mers; il a quitté l'Europe en soldat obscur, sous un déguisement que ses périls rendaient nécessaire, et que l'épée de son père aurait pu trahir. J'étais son ami, il me l'a confiée, et je dois la garder sdne revient jamais.
II a quitté l'Europe?... Et quand il vous parlait de l'Angleterre... vous pardonnez ma curiosité ?