Scène IX
Les mêmes, FABIENNE, JACQUELINE
Fabienne entre avec une toilette de bourgeoise très simple et descend à gauche avec Jacqueline. La servante entre peu après par la porte du fond, à droite, enlève le couvert et sort par où elle est entrée, ne laissant sur la table que les fleurs.
Jacqueune. — Voilà qui est fait !
Labussièrë, regardant la toilette. — Et parfait !
Jacqueline, détachant des roses qu'elle donne à Fabienne. —
Il n'y manque plus qu'une fleur au corsage !
Fabienne. — Merci, madame ! (a Labussièrë.) Je viens d'écrire ce petit mot pour la rue des Toumelles. Comment le faire parvemr ?
Jacqueline, prenant la lettre. — Gaspard, mon apprenti, va porter cela tout de suite.
Elle remonte et sort par la porte du fond, à gauche. Fabienne détache une rose à peine ouverte qu'elle met à son corsage.
Labusseère. — Je vous laisse ! Martial viendra me prendre au bureau et nous serons ici entre une heure et demie, deux heures, pour dîner, c'est convenu. (A Fabienne.) Et, jusque-là, défense absolue de sortir et même de regarder par cette fenêtre. A tantôt ! (A Martial.) C'est bien entendu, bureau des détenus, pavillon de l'Egalité, deuxième étage, à partir de midi.
Il va prendre son chapeau sur le bureau où il l'a déposé en arrivant.
Martial. — J'y serai.
Labussièrë, revenant à Martial, à mi-voix. — Je te
donne un quart d'heure pour être maître de la place ou tu n'esqu'une poule mouillée.. .Allons!. ..En avant!
n sort par la droite.