‹ Thermidor; drame historique en quatre actesChapitre 22 sur 36 · Scène IV · texte numérisé non relu

Scène IV

Les mêmes, LUPIN, entrant vivement par le fond droite.

Labussière, debout, allant à lui. — Ah ! enfin ! Qu'astu donc ?

Lupin. — Ah ! citoyens !

Martial, vivement, inquiet, remontant. — Quoi, qu'v a-

t-il ?

Labussière, de môme. — Voyons, parle!

LuPTN. — Je crois qu'il y a un désastre...

Labussière et Martial. — Un désastre ?

Lupin, lui tendant une lettre. — Cette lettre de M""* Bérillon...

Labussière. — Eh !... donne donc !... (ii ouvre vivement la lettre et m.) « Arrêtée. »

Martial. — Fabienne ?

Labussière, lui tendant la lettre, à Lupin. — OÙ l'a-t-on conduite ?

Lupin. — On n'en sait rien.

Martial. — Mais il faut le savoir, et tout de suite !

Il va pour s'élancer dehors.

Labussière, le retenant. — Voyons ! voyons ! ne perdons pas la tête. Nous saurons où elle est.

Martial. — Ah ! mon Dieu ! arrêtée... et je n'étais pas là !

Labussière. — Allons !... du calme !... je t'en

Erie ! Nous aviserons, nous agirons !... mais rien à lire en ce moment ! Tout dépend de ce qui se passe

là-bas. (A Lupin qui a gagné la gauche de la scène.) Cours à la

Convention et rapporte-nous des nouvelles.

Lupin, courant vers la porte du fond, à gauche. — Oui, patron !

Labussière. — Reviens vite !

Lupin s'élance dehors.

liUPiN, dehors, — Tout de suite.

Martul. — Quelle fataUté !... Nous partions !... Elle échappait à tout danger !...

Il passe vivement vers la gauche pour aller prendre son chapeau sur la cheminée.

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