II
/ AgCl (143,5) 28,1 ) , j
AgBr 29,6 i ' 18, G
Agi 46,7
grc
Ces diiïérences se retrouvent également, avec des valeurs numériques presque identiques, entre les dissolutions étendues des clilol ures, bromures, iodures de potassium, de sodium et d'ammonium. Voici les nombres observés :
Différence. Différence.
K CI -f- 200 II- 0. Le volume molcculairo de la liqueur surpasse celui de l'eau qu'elle
renferme de H-25''''
K Br -4- 200H-O. I.e volume moléculaire de la liqueur surpasse celui do l'eau qu'elle \ \ 19"
renferme de +33
kl -f- 200 II- 0. Le volume moléculaire de la liqueur surpasse celui de l'eau qu'elle renferme de H-44 î
J NaCl -t- 200II2O -)-i6
I Nal 20011^0 -K-34
\ .\mCl-r-2ooH2 0 +37,5 (
/ Ami -t- 2ooH2 0 4-54 \ '^''^
De même, le volume moléculaire de 111 + «TIH), pour ;ics solutions étendues, surpasse le volume de HCl + /^1P0, de + ij-'^S;
Celui de HDr + nll-Q surpasse celui de IICl + nlVO, de + 7'^',3.
Ce sont toujours approximativement les mêmes excès.
Quelles que soient les conditions de mécanique moléculaire, qui règlent, d'une part, ces égales différences, trop multipliées pour être
attribuées au hasard, e[, d'autre part, ces inégalités considérables, on peut cependant observer, d'une manière générale, que le volume d'un composé chloré demeure, dans tous les cas, inférieur à celui du composé bromé ; lequel à son tour est surpassé, dans tous les cas connus (sous le même étal physique), par le volume du composé iodé correspondant.
h. Les différences précédentes semblent jeter quelque jour sur un problème général d'une haute importance, je veux dire ïétat des éléments dans les combinaisons. En effet, ces différences expriment l'écart entre les volumes moléculaires des éléments (I — Cl et Br— Cl) dans les combinaisons correspondantes. Or on voit que ces volumes ne sont pas identiques, môme pour les composés isomorphes.
Au contraire, la différence entre les volumes moléculaires des mêmes éléments libres, sous la forme liquide et probablement sous la forme solide, est petite, comme il vient d'être exposé.
Ainsi, l'union du chlore avec un élément quelconque donne lieu à une contraction plus grande que l'union du brome avec le même élément; les bromures, à leur tour, sont plus condensés que les iodures. C'est ici le lieu d'observer que la plupart des iodures métalliques occupent un volume voisin de celui de leurs éléments. 11 peut môme le surpasser, ce qui arrive pour l'iodure d'argent; les iodures de plomb et de mercure sont dans le même cas.
Toutes ces circonstances sont en rapport avec les quantités de chaleur dégagées dans la formation des composés, à partir des éléments. En effet, la formation des chlorures dégage plus de chaleur que celle des bromures, laquelle l'emporte à son tour sur celle des iodures. Or la contraction est d'autant plus grande, comme le montrent les faits rappelés tout à l'heure, que la chaleur dégagée est plus considérable. 11 y a plus : dans cet ordre de combinaisons,
La formation des composés analogues, formés par une famille d' éléments qui offrent une différence à peu près constante entre leurs volumes moléculaires, répond également à une différence à peu près constante entre les quantités de chaleur dégagées.
Précisons les rapprochements. La formation de i équivalent de chlorure alcalin dissous, ou même solide, depuis les éléments, dégage à peu près 1 1 Calories de plus que celle du bromure correspondant, et 26 Calories de plus que celle de l'iodure correspondant. Ces chiffres se retrouvent sensiblement avec la même valeur