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CIIAP. VI. — CHALEUR ET MASSE CHIMIQUE DES ÉLÏ-MENTS

pour les trois liydracides, pris dans un étal comi)arablo, tel que l'élat gazeux, ou Jjien l'état dissous. Ils se retrouvent encore à peu près dans la formation des chlorures, bromures, iodures acides de la Chimie organicpie.

Or tous ces composés sont précisément ceux qui offrent une différence presque constante entre leurs volumes moléculaires :

(1-Cl) = i7,3; (Br — Cl)=i7,3.

Il y a plus; le rapport des deux nombres relatifs aux volumes n 3

moléculaires:. . . , ■ —2,4,

est à peu près le môme que le rapport des excès thermiques correspondants : . . . , ^-—2,4;

et il ne s'écarte même pas beaucoup du rapport analogue entre les difïérences des équivalents des trois éléments

127 — 35,5 qi ,5 ■— = 2,0.

En d'autres termes, les changements de volume produits par la substitution des éléments dans les composés isomorphes, ou tout au moins analogues, sont à peu près pro|)orlionnels aux quantités de chaleur dégagées dans celte substitution: changements de volume et quantités de chaleur étant corrélatifs de la différence des poids atomiques.

Ces relations paraissent indiquer que la formation jiar les éléments des chlorures, bromures et iodures isomorphes ou correspondants, comparés deux à deux sous un même état physique: — i)ar exemple sous la forme solide (sels alcalins); sous la forme liquide (chlorure acétique et analogues) ; sous la forme dissoute (sels alcalins et hydracides, à des concentrations pareilles); — cette formation, dis-je, donne lieu à des travaux moléculaires semblables. Dans tous les cas, la contraction est d'autant plus grande que la chaleur dégagée est plus considérable. Cette dernière relation, envisagée isolément, se manifeste dans une multitude d'autres combinaisons. Ainsi on pourrait citer la contraction énorme accomplie dans la formation de la i)otasse, l'hydrate à l'état solide occupant un volume inférieur à celui du potassium qui l'a fourni, même sans compter l'oxygène et l'eau.

5. Gardons-nous cepenclaiiurallribucr à ces rapprochements une généralité absolue; car je vais signaler maintenant des faits dont la signification est toute différente, sinon môme opposée.

Comi)arons d'abord les sels ammoniacaux et les sels des alcalis fixes.

Les sels de l'ammoniaque et des alcalis fixes diffèrent dans leurs volumes moléculaires, si on les compare à la fois à l'état sofide et à l'état dissous.

Sous forme solide, le chlorhydrate d'ammoniaque

(AzIPCl)

occupe un volume (35'^S2), un peu moindre que le chlorure de potassium

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