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Ces observations faites, procédons aux comparaisons

Dans l'ordre des acides monobasiques, l'acide fluorhydrique serait plus faible que l'acide azotique (acide assimilable, en général, à l'acide chlorbydrique dans leurs sels solubles), vis-à-vis des bases alcalines et de l'oxyde d'argent; mais il y aurait à peu près balance thermique vis-à-vis des terres alcalines et de l'oxyde de plomb.

L'acide cyanhydrique, plus faible vis-à-vis des alcalis, l'emporte vis-à-vis de l'oxyde d'argent.

Les acides formique, acétique, et les acides homologues plus faibles que l'acide azotique, se rapprochent de l'acide fluorhydrique vis-à-vis des bases alcalines solubles et de l'oxyde d'argent. Ces acides homologues fournissent pour leurs sels des valeurs voisines, l'acide formique étant le plus énergique.

L'acide perchlorique est remarquable par sa grande énergie, qui surpasserait celle de tous les autres. Elle est corrélative de l'énorme dégagement de chaleur développée par l'union de cet acide avec l'eau; mais elle s'effacerait si l'on envisageait, au lieu de cet acide, ses hydrates définis.

L'acide sulfurique donne, dans ses sels bibasiques, des nombres voisins de ceux des azotates, en rapportant les uns et jes autres à un seul équivalent de base. Mais les sulfates monobasiques (sels acides) les surpassent.

Pour l'acide phosphorique, il n'existe de données rigoureuses que pour le phosphate monobasique de potasse (sel biacide), lequel est un peu inférieur à l'azotate, mais avec une valeur qui répond pour ce degré de saturation à un acide fort.

k. Complétons les comparaisons par quelques indications relatives à la formation thermique des alcoolates. Les seuls étudiés

ClIAr. IX. — FORMATION DES SELS. 421

avec précision soiil des alcoolalcs alcalins. Nous doniiorons seuieinent les valeurs mesurées pour l'état liquide des alcools et de l'eau. En eiïel, pour l'état gazeux de ces derniers corps, les nombres sont sensiblement les mêmes que ceu\ calculés pour l'alcool et l'eau ricjuide; du moins pour les alcools monoatomiques, la clialeur de vaporisation de ces derniers étant à peu près la môme que celle de l'eau.

Voici les chiffres observés :

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