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PO^ IP 0 = P- ; 2 PO ' H - 0 = P^ 0' K

ClIAP. X. — SLR LA FOIIÎIATION DES HYDRATES. 449

Les oxysels aiiimoniacaux donnent lieu à des types spéciaux, l'hydrogène ammoniacal tendant à être éliminé, uni avec une dose correspondante d'oxygène, pour former les amides et les nitriles :

j CO-.AzIP.H^O- ir-O^CO^AzII',

/ » —2 li-0 = CO Az 11 (ac. cyanique),

l CO-^ . 2 Az IP . 2 ir^ 0 - 3 11-^ 0 CO Az-^ II'* ( urée ),

i » — 41120 = CAz2ir^(cyanamide).

Ce n'est pas tout; l'eau se combine aussi aux corps les plus variés, pour former des hydrates, réputés d'ordre secondaire, tels que les hydrates d'éléments :

Ci-+ loll-O;

les hydrates des gaz liquéfiés :

AzM) -h OHM);

les hydrates d'hydracides, ou d'alcalis hydrogénés :

nCI + 2lP0; HC1 + 6,511^0; AzIP-^IPO; etc.;

les hydrates d'oxacides et d'oxybases normaux :

SO^ÏP+ 2lP0, K0H-h2lP0;

h's hydrates salins :

BaCl^H-2lP0, CaCl + 6IlM).

Un même acide, base ou sel, peut d'ailleurs former [)lusieurs hydrates successifs.

En Chimie organique, les mômes types de comj^osés existent et l'on connaît en outre des types nouveaux, résultant de l'existence d'une niiiliitude de composés ternaires, qui contiennent à h\ l'ois de l'hydrogène et de l'oxygène, éliminahles à l'étal d'eau. Ainsi les alcools, en perdant de l'eau, forment successivement des étliers, correspondant aux anhydrides basiques, ou acides, et des carbures d'hydrogène. Les acides produisent des olides ou lactones, etc. Nous réserverons l'élude thermique de ces réactions pour le Livre consacré à la Chimie organique.

li. — 1. 20

45o PREMIÈRE PARTIE. — CHIMIE GÉNÉRALE.

2. En général, la formation des hydrates donne lieu à une considération capitale, au point de vue de la Mécanique chimique

En effet, dans ces hydrates on constate l'existence d'une tension de la vapeur d'eau, sensible à une température déterminée, et spécialement dès la température ordinaire. Cette tension répond à la tension de dissociation de l'hydrate.

Quand elle est nulle, l'hydrate est stable; il ne s'effleurit pas et il intervient dans les réactions avec sa chaleur totale de formation. Il n'en est pas ainsi seulement pour l'hydrate à l'étal isolé; en effet, les faits relatifs à la statique chimique des dissolutions indiquent qu'il en est généralement de môme pour ces dernières; c'est-à-dire que : les hydrates qui sont privés de tension à l'état isolé subsistent en général sans être dissociés dans leurs dissolutions.

Les hydrates stables de cette nature sont d'ordinaire formés avec des dégagements de chaleur notables.

Ajoutons qu'un même corps, acide, base ou sel, peut constituer divers hydrates : tels que les plus simples soient stables; tandis que les hydrates plus compliqués possèdent une certaine tension de vapeur. Dans les cas de ce genre, le composé qui intervient de préférence, lors des réactions accomplies en présence de l'eau, n'est pas le corps anhydre, mais l'hydrate stable. Cet hydrate, s'il est susceptible de former des combinaisons plus hydratées, peut être hygrométrique, et même déliquescent, pour son propre comple; tandis que les hydrates plus avancés, dérivés du même corps anhydre, seront efllorescents ou déliquescents, suivant la tension actuelle de la vapeur d'eau atmosphérique : ils tendent à absorber, ou à dégager de la vapeur d'eau.

3. Voici quelques relations numériques dignes d'intérêt, relatives à l'addition successive de l'eau aux acides liquides. On les signale ici sous une forme purement empirique; faute de données suffisantes relatives aux changements de tension de l'eau et de l'acide (ou de base), tels qu'il résultent de la combinaison successive de l'eau : ces changements de tension devant fournir la règle véritable du phénomène.

( ' ) Essai de Mécanique chimique, t. II, p. 3G6.

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