‹ ThermochimieChapitre 193 sur 342 · SUR LA FORMATION DES IIYDRATKS · texte numérisé non relu

SUR LA FORMATION DES IIYDRATKS

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Il ressort de ce Tableau que la chaleur, dégagée par l'addition d'un équivalent d'eau avec les acides et les bases, décroît en général, suivant une loi analogue à une progression géométrique, quand les équivalents d'eau {n) croissent en progression arilhmélique. On a donc à peu près

p étant un nombre voisin de l'unité, un peu variable d'ailleurs,

et de la forme —

Hess, ayant remarqué le premier ce rapprochement, en avait conclu l'existence d'une unité thermique, commune aux réactions chimiques {Annales de Chim. et de Phys., série, t. LXXIV, p. 325, et surtout, 3<= série, t. IV, p. Zik)- Mais les valeurs numériques relatives à la potasse, à l'ammoniaque, à l'acide azotique, à l'acide sulfurique, aux hydracides, etc., diffèrent beaucoup, comme on peut le voir au Tableau de la page précédente. Bref, il ne paraît pas que la tentative faite par ce savant pour découvrir ici des nombres qui fussent multiples d'une même unité générale, tentative reproduite dans ces derniers temps (p. 201), soit confirmée par l'expérience.

Cependant, la relation même qui existe entre les quantités de chaleur successivement dégagées donne lieu à une remarque intéressante.

En effet, Becquerel, dans ses expériences sur la force éleciromotrice des solutions acides ou alcalines {Comptes rendus des séances de V Académie des Sciences, t. LXXVII, p. 1 182), a été con-

duit à représenter ces forces par une expression x — —■, tout a lait

analogue à la précédente, et les travaux plus récents des physiciens confirment cette relation. A la vérité, les valeurs numériques de la fonction thermique, tout en suivant une marche pareille, ne sont pas identiques à celles de la fonction qui exprime les forces éleciromotrices. Mais il ne saurait guère en être autrement, les quantités de chaleur, aussi bien que les forces électromotrices, mesurant la somme complexe de divers effets, les uns chimiques et les autres physiques. Ce n'est pas ici le lieu de discuter les lois relatives aux forces électromotrices. On se bornera à remarquer que le décroissement des forces électromotrices suit la même marche générale (]ue le décroissement des quantités de chaleur; celles-ci, comme celles-là, pouvant servir de termes de comparaison aux affinités.

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