Br2 gaz = lURv f
Mais le bromure de trimétbylène, isomère avec le bromure de propylène, dégage bien i)lus de cbaleur dans sa formation :
C«H«-f-Br2 1iq. =r CîH6Br2 liq -i-38'^''',5
5o8 SECONDE PARTIE. — CHIMIE OUGAMQUE.
La différence entre 29,8 et 38,5 répond à l'isomérie dynamique du triméthylène (p. 279).
Pour les carbures normaux, on peut adopter une valeur voisine de +29t-'' (brome et bromure liquides, carbure gazeux) jusqu'à nouvel ordre. Si le carbure était liquide, ce chiffre tomberait vers
Ajoutons que ces bromures peuvent s'unir de nouveau avec une dose plus considérable de brome et former des polybromures, en dégageant une nouvelle dose de cbaleur, faible d'ailleurs; telle que + i»^"i,o pour Br^ ajouté à C^IPBr^ (t. II, p. 4oo, 407, 4o8).
Oxygène.
Cal
Éthylène ; C^H^-f- 0 = C^IPO, aldéhyde (i), gaz 65,7 )
» » liq 7Ij7 î
La formation indireclc de Icllier glycolique isomère, gaz . . . 3^,3 )
» » liq -1-38,4)
C2H*-4- 02= C'-IP02 acide acétique, gaz (2). -i-121,3
ou -i-fio ,6x2
C2 ip -H 0^ = C2 H'* 02 liquide -f-i3i,3
Propylène : -f- 0 = 0, aldéhyde, gaz 65 , 5
(évalué)
» acétone, gaz 68,2 )
» » liq — 72,7 i
C3H6H- 02= C3H6 02 acide propionique, gaz -t-121 ,4
ou -1-00,7 X 2
» » liq . . -r- 1 3i ,4
Butylène : G* H» +02= G^H^O^, acide butyrique, liq. . -t-[3i,4 / C»H'o gaz -h 0 = G5H'oO, aldéhyde, gaz.... 60.0 j
\ (évalué) f
^^D'I^'^^ „ „ liq.... -H 67,1 j
( C^Hioliq. + 0 = G»HioO, aldéhyde, liq ... . + 61,9 ] ; G^Hio gaz -h 02= G«Hio02, acide valérique
\ ordinaire, liquide -+-i35,2 |
] G^H'o liq. -!- 02= C5H10O2, acide valérique |
( ordinaire, liquide -m3o,o ]
Camphène :
CioiiiG crisi.-j- 0 = G'oH'GO, camphre, crisl + 55,0
„ 02= GioHi«02, ac. camphiq., crist. +104,4
(') l^ar l'action directe de CrO-^ pur.
(') Le calcul a été établi pour 11^ 0^ amené à l'état de gaz normal, d'après les expériences que j'ai faites avec M. Ogier {^Jnn. de Chim. et de Phys., 5'= série, t. XXX, p. 4o6. — Cet Ouvrage, t. II, p. 587 ).
CHAP. I. — CARBIRES u'iIYDIlOGÈNE. 5og
L'oxydation du lérébenlhène (li(|.) dégagerait +2o<'^',5 de |)lus, dans les deux cas; cette dilTérence répondant surtout à l'isoniérie dynamique du térébentliène, condition semblable à celle du trlméihylènc (p. 279).
11 résulte de ces nombres :
1° Que l'union des carbures élliyléniques avec le brome (et, sans doute, avec les éléments analogues) dégage à peu près la môme quantité de chaleur pour les carbures homologues, formant des composés de môme constitution.
2° Le dégagement de chaleur est aussi le môme sensiblement avec l'oxygène, lors de la formation des aldéhydes homologues, les carbures composés ayant le môme état physique deux à deux, ainsi que les aldéhydes; c'est-à-dire en admetlant que le phénomène se réduise essentiellement à la fixation de l'oxygène gazeux, dont le volume disparaît dans la réaction.
Lo chinVe observé est un peu plus faible pour le cami)hène cristallisé, changé en camphre également cristallisé, sans que l'écart soit pourtant notable.
3" La transformation d'un môme carbure en aldéhyde normal, ou on acétone, dégage des quantités de chaleur voisines.
4" Dans le cas où il se forme deux composés successifs, tels qu'un aldéhyde et un acide pris sous le môme état physique, la chaleur dégagée est à peu près proportionnelle à l'oxygène fixé, avec une certaine décroissance.
Ce dégagement d'ailleurs répond à un chiffre voisin de la formation de l'eau
112+0 = 112 0 gaz +58^'", I
Cependant l'union de l'hydrogène avec l'oxygène dégage un peu moins de chaleur que l'union des carl)ures d'hydrogène ; différence également observable dans les combinaisons avec le chlore et le brome (p. 007 ).
Des relations approximatives analogues existent pour le camphène changé en acide et en aldéhyde. Mais la chaleur répondant à la fixation d'une môme dose d'oxygène est notablement plus faible dans cette série que dans la série éthylénique; l'écart étant de lo^:»' pour le premier atome, et de 2&'-^ à 27Cai pour les deux atomes ensemble : ce qui correspond à la différence de constitution entre le camphène et les carbures élhyléniques proprement dits.
5° L'union de l'éthylène gazeux avec le brome gazeux, Br^ ^ i^^g de la formation d'un composé gazeux, dégage à peu près la môme
5 10 seconde partie. - CHIMIE organique.
quaiilité de chaleur que son union avec un atome d'oxygène, 0, donnant lieu à un composé élhéré équivalent (éther giycolique). Mais s'il y a changement de fonction, comme dans la formation de l'aldéhyde, la chaleur dégagée est à peu près douhlée.
6° L'union du carhure avec une molécule de brome, Br% ou avec une molécule d'oxygène, 0% donne lieu à des divergences bien plus grandes, la chaleur dégagée étant à peu près quadruple dans le second cas; toujours à états physiques pareils. Mais ici, il y a changement complet de fonction, puisqu'on compare un compose éthéré avec un acide. Ceci montre que, dans les cas de ce genre, on doit s'attacher surtout aux relations d'équivalence, et non do poids moléculaire, un atome (ou une molécule) d'oxygène ayant une valence double d'un atome (ou d'une molécule) de brome.