X II
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1° On remarquera d'abord que les composés de l'éllivlène dégagent beaucoup plus de cbaleur que ceux des autres carbures (le térébentbène excepté) : ce qui tient sans doute à la différence entre les alcools primaires et les alcools secondaires ou autres, les étbers des premiers étant beaucoup plus stables.
2° La cbaleur de formation de ces étbers éthyliques est d'un ordre de grandeur comparable à celle des sels ammoniacaux :
Cal
AzH3 + HCl =AzIPCl 4-42,6 j
AzH3-i- HBr = AzH^Br +45,6 sels solides.
AzH3+HI = AzHH +44,4 '
3° Les trois hydracides donnent des nombres voisins entre eux, en s'unissant avec un même carbure d'bydrogène pour former des étbers, pris sous le même état. Cependant les composés iodbydriques l'emportent, soit sous forme gazeuse, soit sous forme liquide, et cela aussi bien avec l'amylène qu'avec l'étbylène.
Le cblorbydrate de campbène est comparable à cet égard avec le cblorbydrate d'amylène ; pourvu qu'on prenne le carbure et son composé sous le même état physique.
Quant au cblorbydrate de térébentbène, il manifeste un excès de cbaleur de formation, correspondant à l'excès accumulé par l'isomérie dynamique dans le carbure, circonstance qui en met à part toutes les combinaisons (p. 279).
L Union avec les oxacides : Acide sllfuriqle.
En général, l'union des carbures d'hydrogène avec les oxacides se produit directement, avec les carbures camphéniques, qui contractent ainsi des combinaisons étbérées, môme avec les oxacides organiques. A la vérité, on peut réaliser avec les autres carbures tous ces composés, qui sont des étbers, mais par voie indirecte ; leur formation se ramène alors d'une façon plus simple à la théorie des alcools; c'est là qu'elle sera examinée. Nous agirons de même pour les composés dérivés de l'ammoniaque ou autres, formés par addition. Nous allons seulement donner ici quelques chiffres relatifs aux combinaisons directes des carbures étbyléniques avec l'acide sulfurique, en les ramenant par le calcul à l'état initial et final des acides étendus d'eau;- la cbaleur de formation des com-
cnAP. r. — CARBURES d'hydrogène. 5i3
posés neutres, et même celle des composés acides à l'étal pur, ii'ajant pas été mesurées :
Élliylèuc C^II* gaz -H SOMI- étendu j acido étliylsulfuriquo. -~iG,()
= C'^H^SO* élendii | acido isélhioniciue ... -i-iG,o
Propylènc C^H^ gaz SOMI^ clendu = C3II«S0'* élcndu -r-i6,5
ïriinélliylènc. . C-Ml^gaz » » -+-25,5
i" Les deux acides isomères qui dérivent de l'éthylène dégagent à peu près la môme quantité de chaleur, malgré la différence de leur constitution ;
2" On remarquera que les deux carbures homologues, éihylène et propylènc, dégagent la même quantité de chaleur, en s'unissant à l'acide suUurique; tandis que le triméthylène fournit en plus 9'"'', chilfre qui répond à la perte d'énergie excédante, attrihuable à l'isomérie dynamique.
Ajoutons ici les dérivés benzéniques, formés par l'addition du carbure avec l'anhydride, SOK Les mesures n'ont été prises que pour la formation des acides étendus. Tous calculs faits, on a
\ CfiHMiq.-i-SOs solide... eau = Ce H6S03 étendu +34,7
I » S0MI2 étendu .. CeiPSOs étendue- IIK) — a^G
j C' IIMiq. -H S03 solide.... eau = CnisSO-^ étendu ^-35,9
( » S0MI2 étendu » D H» SO^ étendu IPO .. . . -1,4
Les valeurs sont à peu près les mêmes pour les deux carbures iiomologues.
Les réactions précédentes doivent être regardées en réalité comme des substitutions, C^H" engendrant
G«lI'.SOni;
substitution dont le second degré n'est autre que le sulfobenzide
Mais l'étude thermique de ce dernier composé reste à faire. Remarquons seulement que si nous comparons la formation de l'acide iséthionique, à partir de SO^ au lieu de SO*lP étendu :
CMI* gaz -h SO''-^ IPO + eau = CMI«SO'' étendu, dégage.. +53t^«',3 Elle dégage donc environ 18*^^1 de plus que la formation de l'acide
3l4 SECONDE PARTIE. — CHIMIE ORGANIQUE.
etPSO^ Or, cette différence s'explique, parce qu'elle représente la somme de deux effets, à savoir :
La fixation d'une molécule d'eau en plus, le produit étant