CO.OH CO.OH
Donnons les valeurs thermiques qui répondent à ce changement :
Acides monohasiques.
C^H^O^sol. -hO C2H*03so1 + 4o,G
C»H«OMiq. CsiieOUiq + 44,9
j C^H^OMiq. CMlsO^sol +52,4
I » iso liq. » +46,0
/ ClPO^crist. C^H6 03(o.)sol +37,9
I » » (m.) sol H- 43,9
( » » (p.) sol -h 47,0
C'H«02, acide benzoïque
-hO^. CH'^O», acide galliquc . -i-i38,2 ou 46, i X 3
C8H8 02,ac. toluiquo(o.)
crist. + 0. CsHsO'sol +46,0
» acide
plicnylacctique. C*H*0^phcnyloxyaccliq. 4-37,1
C»MIi202, acide diplié- C'^H'^O'S acide diplié-
nylacétique. nylglycollique h- 33,4
Acides bibasiques.
11*0* sol. -+- 0 = C^H^OS acide larlronique sol.. . -4- 62,1 CUI^O*, acide succinique -i- 02
= C^H'^O^ acide tarlrique -f- 79,2 ou 39,6x2
C5H»0\ acide glularique sol. -f- 0-^
= CUI'^O'', acide trioxyglulariquc +147, i ou 49,1 x 3
C«HioOS ac. adipique -{-0'*= C«Hio08, ac. mucique. h-i85,o ou 46,2 x 4
ClIAP. IV. — ACIDES ORGANIQUES. 643
1^ Dans une même série, ces valeurs croissent avec le nombre d'alomes de carbone des acides : de Sf-'^ à ôa^»». La valeur moyenne est voisine de 45^"', soit dans la série forménique, soit dans la série benzénique.
2" Les valeurs tbermiqucs paraissent croître dans celte dernière, du composé ortho au composé para.
3" Rappelons ici que la réaction similaire, qui cliange un carbure saturé gazeux en alcool liquide par addition d'oxygène, dégage dans les séries forménique et benzénique, les deux corps étant pris sous le même état pbysique : +44^'" +48'"' (ce Volume, p. 626, 53i, 533). Ce cbill're devrait être diminué de la cbaleur de liquéfaction des carbures pour devenir comi)arable à celui ([ui a été observé pour les acides : ce dernier l'emporte donc. Dans une série, comme dans l'autre, les chiffres minimum ont été observés pour les premiers termes des acides, les valeurs suivantes étant plus fortes.
4° La transformation des acides à fonction simple en acidesalcools dégage plus de chaleur, toutes choses égales d'ailleurs, que la transformation d'un carbure en alcool : circonstance qui semble attribuable au rôle fonctionnel de l'acide.
Je rappellerai que l'on observe quelque chose d'analogue, si l'on (Compare la formation des crésols et des xylénols, composés de la famille phénolique, avec celle des alcools isomères, tels que l'alcool benzylique, les uns et les autres étant dérivés semblablement d'un carbure d'bytlrogène (ce Volume, p. 54o). Or, les i)hénols sont plus rapprochés que les alcools de la fonction acide. Tout ceci mérite une étude approfondie.
IIL — Formation d'un acide pak l'hydratation d'un autre acm)e.
La formation d'un acide au moyen d'un autre acide par hydratation, sans changement de basicité (ou inversement), correspondrait à la perle (ou au gain) des propriétés alcooliques : une molécule acide complète étant changée en molécule incomplète (ou inversement). Tel serait le changement de l'acide crotonique en acide oxybutyrique :
C'*H'-'0^ sol. -\- 11^0 sol. rr-. (;qi8():tsol +5,1
De même :
C6H606 ac. aconitique + IPO sol. = CMIsO" ac. citrique sol
On voit que cette réaction répond à un phénomène thermique peu prononcé et Ton s'explique parla la facilité aveclaquelle beaucoup d'acides-alcools perdent les éléments de l'eau et se changent en anhydrides d'un caractère spécial, appelés lactones ou olides. On reviendra plus loin sur cette réaction.