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C„^p. n. — LES CHALEURS SPÉCIFIQUES. l35
• Nous avons vu plus haut que la chaleur spécifique moléculaire d'un composé binaire, tel qu'un alliage, un sulfure, un bromure, un iodure, est voisine de la somme de celle de ses composants solides. Elle serait à peu près égale au produit du nombre des unités atomiques qui constituent le composé, multiplié par la valeur constante 6,4, soit C = 6,4 x n, si l'on adoptait par convention les poids atomiques déterminés d'après la loi de Dulong et Petit relative aux éléments solides.
Nous avons vu cependant (p. 126-128) que cette relation, vraie d'une manière approchée pour les composés précédents et même pour les chlorures, cesse complètement d'être applicable aux oxydes. Pour que les chaleurs spécifiques des oxydes fussent voisines de la somme théorique de celles de leurs éléments, il faudrait supposer la chaleur spécifique de l'oxygène solide voisine de la valeur 4,0, pour le poids atomique 0 = 16.
Kopp a calculé de la même manière, d'après les chaleurs spécifiques connues des composés solides, les valeurs moyennes théoriques qu'il faudrait admettre, si l'on voulait représenter les chaleurs spécifiques de tous les corps composés par la somme de celles de leurs éléments. Il a ainsi obtenu les valeurs suivantes ), ces valeurs étant rapportées aux poids atomiques :
0,4 pour K, Li, Na, Rb, Tl, Ag, As, Bi, Sb, Br, I, Cl; 5,4 pour P; 5,0 pour F;
3, <S pour Si = 28 ;
6,4 pour Al, Au2, Ba, Ca, Cd, Co, Cr, Cu, Fe, Hg, Ir, Mg, Mn, Ni, Os, Pb, Pd, Pt, R, Sn, Sr, Ti, Mo, W, Zn, So, Te, Az^ ;