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CIIAP. VI. — CHALELR ET MASSE CHIMIQUE DES ÉLÉMENTS

Les trois premières valeurs seraient à peu près proporlionnelles à riiyilrogène combiné; la quatrième le deviendrait aussi, si l'on tient compte de la diiïérence des poids moléculaires, c'est-à-dire de la diminution de moitié dans la condensation du composé, accroissement de volume qui entraîne une absorption de cbaleur correspondante; conformément à ce que j'ai observé pour le léiroxvde d'azote et l'acide acétique gazeux. Mais il ne convient pas de s'arrêter davantage sur ces hypothèses; elles n'ont eu d'autre objet que de montrer quelles conditions il conviendrait de remplir pour rendre tout à lait comiiarable la formation des composés gazeux, en proportions multiples.

Ci. Voici un dernier cas de composés oxj^génés formés en proportions multiples, cas emprunté aussi à la Chimie organique. Il s'agit des deux dérivés oxygénés les plus prochains de l'éthylène :

Aldéhyde O II* 0 = II'^ 0 gaz

Acide acétique . . C^II'-i- 0^ - C^H^O^ gaz.

vers I20". .

Ici, comme toujours, il y a décroissement thermique en passant du premier degré d'oxydation au second. Le décroissement observable à basse température est d'ailleurs trop faible, parce que la molécule acétique est alors condensée : ce qui ajoute au phénomène observé une quantité de chaleur étrangère à la combinaison véritable du carbone et de l'oxvffène.

Si l'on rapportait celle-ci au gaz acétique normal, tel qu'il existe vers 2J0", en tenant compte de la chaleur de transformation (que j'ai mesurée en collaboration avec M. Ogier, Ann. de C/iim. et de nhys., 5- série, t. XXX, p. 896), l'oxydation correspondante de l'éthylène dégagerait seulement +121 ,8; ce qui réduit la chaleur produite par le second atome d'oxygène à +56, r.

Tels sont les faits observés dans l'étude thermochimique des combinaisons formées en proportions multiples, dans l'état gazeux : condition où la variation du nombre des molécules est, en général, nettement définie. Quoique la chaleur successivement dégagée décroisse en général avec le nombre de molécules qui se réunisseul, cependant les valeurs précédentes manifestent une tendance incontestable à une certaine proi)ortionnalité approximative, cnlre l.i quant ilé de chaleur dégagée et le poids de l'un des éléments combinés : cet élément étant l'oxygène dans les oxydes, l'hydrogène

-Cm

2IO l'REMifcRE PARTIE. — CHIMIE GÉNÉRALE.

dans les hvdrures; comme si l'élémenl variable dont il s'agit conslituait l'élément fondamental et dominaleur dans la combinaison.

§ 7. — Proportions multiples. — État solide.

Examinons maintenant la même question pour l'état solide de tous les corps, composants et composés.

Voici les exemples connus :

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