Amalgames alcalins cristallisés
K -I- Hg* (solide) -+?.;, 5
I^ + Hgi2 .^27 '9
i(4Na + 7ng)
Na 4- Ilg'
Na-Hllg"'
L'addition du mercure (solide) au premier amalgame dégage des quantités de chaleur décroissantes, et même à j)eu près nulles au delà de 4Hg. Observons qu'il s'agit toujours de composés cristallisés.
Ajoutons enfin que, dans tous les cas de ce genre, les derniers composés, formés avec des dégagements de chaleur très petits, offrent une stabilité propre fort minime, ainsi que la théorie thermochimique permettait de le prévoir : ils sont dissociés aisément par la chaleur et par les dissolvants.
21 4 PUEMifeRE PARTIE. — CUIMIE GÉNÉRALE.
§ 8. — Proportions multiples. — £tats divers.
La question des proportions multiples est si importante en Thermochimie qu'il paraît utile de présenter tous les faits connus qui s'y rapportent; alors même que les mesures se rapporteraient à des états des corps réagissants, imparfaitement comparables entre eux; comme il arrive souvent dans les conditions des expériences réalisables au sein du calorimètre.
En effet, lorsque les composants et les composés n'ont pas le môme état pbysique, on doit faire enlrer en compte dans l'observation, outre la cbaleur de combinaison proprement dite : les quantités de cbaleur dues aux cbangements d'état physiques (liquéfaclion d'un gaz, solidification d'un liquide, variation de volume des gaz composants); les quantités de chaleur dues à la métamorphose d'un corps amorphe en corps cristallisé et aux changements dimorphiques. Ces diverses quantités sont proportionnelles au nombre d'équivalents fixés lors de la formation d'une molécule unique. Elles sont aussi les mêmes pour un même composant, quel que soit le corps antagoniste.
Cette double conséquence de la théorie peut être vérifiée dans divers cas, tel que celui des amalgames définis, cités plus haut. En effet, la chaleur de formation des amalgames cristallisés les plus riches en mercure, estimée à partir des plus pauvres et du mercure liquide, a été trouvée sensiblement égale à la chaleur de fusion du mercure; en outre, elle est identique, ou peu s'en faut, pour le potassium et pour le sodium.
Mêmes remarques pour les polyiodures, polybromures, poly-
sulfures.
De même la chaleur de formation des hydrates salins les plus complexes, comptée depuis les hydrates les plus simples et les plus stables, est très voisine de la chaleur de solidification de l'eau. En outre, dans le cas que je viens de définir, la chaleur est la même pour les divers sels, quels qu'en soient d'ailleurs les composants.
On voit par là à quelles conditions la chaleur dégagée devient proportionnelle à l'un des éléments et indépendante du corps antagoniste.
Enfin, il est utile d'envisager les mêmes problèmes thermochimiques pour les corps dissous. Cette condition introduit dans le problème un nouvel ordre de données : je veux parler des combinaisons que l'eau peut contracter avec les corps réagissants, tant