Les oxydes du brome donnent lieu à des remarques sem
blables ;
Cal
Br"- gaz -t- 0 -4- eau = Br^O diss — io,8
Br2gaz-H0H+n'^0) + cau = Br205.H20diss. ou aBrO^ll — 44,o
Soit pour chaque atome, 0, combiné — 8,8
Les deux oxydes sont endothermiques.
En outre, en passant du premier terme au second, il y a un dégagement de chaleur, laible d'ailleurs, comme avec le chlore.
3. Avec les oxydes de l'iode, les choses se passent autrement : I'^ gaz -f- 0 -h eau = PO dissous, la chaleur mise en jeu paraît voisine de
zéro.
12 gaz + 05(+ H2 0) + eau = P03.H2 0 ou alO^ndiss +6o,o )
soit pour chaque atome, 0, uni avec l'iode -4-12,0 \
Pgaz + 0'-f-(IPO) + eau =I20^H20 ou 2lO*Hdiss -4-38, o )
soit pour chaque atome, 0, uni avec l'iode -i- 5,4 \
Le caractère endothermique de la formation de l'acide hypoiodeux a été constaté par expérience, depuis l'iode solide; mais, la valeur absolue de la chaleur absorbée étant mal connue, ce même caractère est incertain depuis l'iode gazeux.
Quant à la formation des deux autres oxydes de l'iode, au moyen des éléments, elle est sans aucun doute exothermique, quoique avec une progression irréguliôre. En effet, de l'acide hypoiodeux à l'acide iodique, il y a dégagement de chaleur; mais ce dernier représente un maximum, la transformation en acide périodique étant endothermique. Elle répond, en effet, à une absorption de — 23c=",o pour 0^ fixé en dernier lieu.
Cette relation est opposée à celle qui a été reconnue pour l'acide perchlorique. Aussi l'acide périodique est-il moins stable que l'acide iodique; tandis que l'acide perchlorique étendu est plus stable que l'acide chlorique. Une semblable interversion thermique pour le composé peroxydé rappelle celle qui a lieu dans la formation du bioxyde d'hydrogène, au moyen de l'eau, et de l'acide persulfurique, au moyen de l'acide sulfurique. Elle met en évidence une relation intéressante, à savoir que, à côté de la tendance au dégagement croissant de chaleur résultant de l'intervention de la loi des
proportions miiUiples, il s'exerce des influences inverses, manifestées dans un grand nombre de cas lors de la formation des combinaisons eiidolliermiques.