‹ Thermodynamique a l'usage des ingenieursChapitre 48 sur 61 · Température d'inversion. — De ces · texte numérisé non relu

Température d'inversion. — De ces

chiffres ressortent d'importantes conséquences. Et d'abord, nous voyons que m est négatif pour plusieurs vapeurs, mais qu'il est positif pour l'éther. D'autre part, les vapeurs de chloroforme et de benzine se comportent comme l'eau aux températures relativement basses et comme l'éther aux températures plus élevées. Il existe donc pour chacune de ces vapeurs une température à laquelle le signe de m s'intervertit en passant par zéro ; cette température a reçu le nom de température d'inversion.

On obtient cette température en posant

Dupré a trouvé ainsi pour valeurs des températures d'inversion les nombres suivants :

Benzine n8° Chloroforme 1210.

Ce phénomène est général : la température d'inversion de la vapeur d'eau paraît devoir être fixée à -h 520° ; celle de l'éther serait au contraire égale à — 1 15° ; mais ces températures ne sont pas accessibles.

La découverte que nous venons de signaler est due à Clausius et h Rankine; Combes et Dupré ont contribué à élucider la question.

58. Lignes isothermiques des vapeurs; formules de M. Bertrand. — Nous pouvons aborder maintenant l'étude des détentes de vapeur : commençons par le cas d'une détente opérée à température constante, c'est-à-dire suivant une isothermique.

Partons d'une vapeur sèche et saturée; opérons la détente dans une enceinte perméable à la chaleur et admettons que le fluide reçoive à tout instant une quantité de chaleur suffisante pour satisfaire à la production du travail extérieur; la température restera conslanle et la quantité de vapeur ne variera pas.

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