Nous aurions donc le choix entre trois interprétations
1° Ou bien l'on admettrait que l'effet Thomson n'est pas nul, comme le prouve une expérience directe, mais que la force électromotrice qui, d’après Thomson, lui donne naissance est nulle ; que par conséquent, dans l'expérience de M. Pellat, la différence de potentiel vraie entre les deux plateaux est nulle et que la différence de potentiel apparente est au con-
traire différente de zéro ;
2° Ou bien on supposerait que la théorie de M. Duhem n'est applicable qu’au cas où tous les conducteurs sont à la même température ;
3° Ou bien on admettrait qu’il y a un effet Peltier au contact d’un conducteur et d’un diélectrique.
Mais, en présentant notre raisonnement sous une forme un peu différente, nous allons voir que les deux premières inter-
prétations doivent être rejetées.