IV. — QUELQUES REMAKQUES
304. Phénomène Peltier au contact d’un conducteur et d’un diélectrique. — Pour le montrer abandonnons la théorie de M. Duhem et considérons le condensateur dont les armatures A et B (/ég. 41) formées du même métal sont à des températures différentes T, et T,.
Laissons l’armature À à la même température T, et faisons varier celle de B de dT, ; en même temps faisons varier la distance des armatures. Pendant un intervalle de temps dé, une quantité da d'électricité passera d’une armature à l'autre en dégageant dans le fil une certaine quantité de chaleur ; une partie est due à l'effet Thomson, l’autre à l’effet Joule. La
chaleur correspondant à l'effet Thomson étant proportionnelle
à l'intensité à — du courant et celle qui correspond à
l'effet Joule au carré de cette quantité, cette dernière peut être négligée par rapport à la première si dg est infiniment petit.
Cette condition est réalisée quand le déplacement des arma-
tures et l’échauffement de B sont excessivement lents. Nous
supposerons qu'il en est ainsi. Alors le cycle est réversible.