‹ ThermodynamiqueChapitre 2 sur 132 · PRÉFACE VII · texte numérisé non relu

PRÉFACE VII

donc conduits à agir comme si une loi simple était, toutes choses égales d’ailleurs, plus probable qu'une loi compliquée.

Il y a un demi-siècle on le confessait franchement et on proclamait que la nature aime la simplicité; elle nous à donné depuis trop de démentis. Aujourd’hui on n’avoue plus cette tendance et on n’en conserve que ce qui est indispensable pour que la science ne devienne pas impossible.

En formulant une loi générale, simple et précise après des expériences relativement peu nombreuses et qui présentent certaines divergences, nous n'avons donc fait qu'obéir à une nécessité à laquelle l'esprit humain ne peut se soustraire.

Mais il y a quelque chose de plus et c’est pourquoi j'insiste.

Personne ne doute que le principe de Meyer ne soit appelé à survivre à toutes les lois particulières d'où on l’a tiré, de même que la loi de Newton a survécu aux lois de Képler, d’où elle était sortie, et qui ne sont plus qu'approximatives, si l’on tient compte des perturbations.

Pourquoi ce principe occupe-t-il ainsi une sorte de place privilégiée parmi toutes les lois physiques? Il y a à cela beaucoup de petites raisons.

Tout d’abord on croit que nous ne pourrions le reje-

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