‹ ThermodynamiqueChapitre 3 sur 132 · VI PRÉFACE · texte numérisé non relu

VI PRÉFACE

ter ou même douter de sarigueur absolue sans admettre la possibilité du mouvement perpétuel ; nous nous défions bien entendu d’une telle perspective et nous nous croyons moins téméraires en affirmant qu'en niant.

Cela n’est peut-être pas tout à fait exact; l'impossibilité du mouvement perpétuel n’entraîne la conservation de l'énergie que pour les phénomènes réversibles.

L'imposante simplicité du principe de Meyer contribue également à affermir notre foi. Dans une loi déduite immédiatement de l’expérience, comme celle de Mariotte, cette simplicité nous paraitrait plutôt une raison de méfiance ; mais ici il n’en est plus de même ; nous voyons des éléments, disparates au premier coup d'œil, se ranger dans un ordre inattendu et former un tout harmonieux ; et nous nous refusons à croire qu'une harmonie imprévue soil un simple effet du hasard. Il semble que notre conquête nous soit d'autant plus chère qu'elle nous à coûté plus d'efforts ou que nous soyons d'autant plus sûrs d’avoir arraché à la nature son vrai secret qu’elle a paru plus jalouse de nous le dérober.

Mais ce ne sont là que de petites raisons ; pour ériger la loi de Meyer en principe absolu, il faudrait une discussion plus approfondie. Mais si on essaye de

la faire, on voit que ce principe absolu n’est même pas facile à énoncer,

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