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CHAPITRE VII

91. Principe de Carnot. — Nous avons vu au chapitre LI comment Carnot démontre le théorème qui porte son nom et qu’il énonce ainsi :

Dans une machine parfaile, la puissance motrice de la chaleur est indépendante des agents mis en œuvre pour la réaliser ; sa quantité est fixée par la température des corps entre lesquels se fait en dernier résultat le transport du calorique.

Pour Carnot, une machine parfaite est une machine pour laquelle le cycle fermé des transformations est réversible, c'est-à-dire est un cycle de Carnot; la puissance motrice est 1% Q

équivaut au suivant qui a déjà été démontré (42): Le

le rendement — de ce cycle. Par conséquent, l'énoncé de Carnot

rendement du cycle de Carnot ne dépend que des températures des isolhermes.

La démonstration de Carnot repose, on se le rappelle, sur

deux postulats : l'impossibilité du mouvement perpétuel et la conservalion du calorique.

Ce dernier postulat étant faux, la démonstration de Carnot doit être rejetée.

On pouvait donc, après que le principe de l’équivalence fut bien établi, croire que le théorème lui-même était définitivement condamné. Ce fut l'honneur de Clausius de ne pas s'être laissé entrainer à ce jugement superficiel, mais au contraire d’avoir cherché et d’avoir réussi à concilier le principe de Mayer avec celui de Carnot que divers faits expérimentaux semblaient confirmer. ÿE

Il suffisait pour cela de changer, comme on va le voir, peu

de chose à la démonstration de Sadi-Carnot.

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